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Il n'y a aucun lien entre GreenSI et la société informatique récente du même nom --- - . Fourni par Blogger.
samedi 8 septembre 2012

L'ebook numérique: un objet marchand et social qui s'assume

Des philosophes et écrivains ont publié cette semaine dans "le Monde", un pamphlet d'arrière garde sous le nom du collectif des 451 :"Le livre face au piège de la marchandisation".

Pour résumer, ce collectif considère les e-books comme des "marchandises" qui ne remplaceront jamais "l'objet social, politique et poétique" qu'est le livre. Il n'en fallait pas plus à GreenSI pour réagir et défendre le numérique.

Comme toutes les industries, l'industrie du livre devra s'adapter. Et elle a déjà su le faire depuis le papyrus en passant par Gutenberg, les formats de poches ou l'arrivée des supermarchés. Le numérique n'est qu'une évolution de plus. La préparation a cette mutation devra être accompagnée, et c'est la responsabilité sociale de cette industrie et non celle des "autres" (Amazon, Google, Apple,....) de s'y préparer.

Cette adaptation est inéluctable et sa proximité ne doit pas, comme pour la musique quelques années avant, figer l'industrie du livre dans une vaine résistance, dont ce pamphlet ne serait qu'une prière incantatoire. Et il est toujours difficile de s'adapter à un processus qui évolue lentement comme illustré dans la vidéo de la grenouille que GreenSI évoque régulièrement (Al Gore: une vérité qui dérange). Cela demandera donc plus que des prières incantatoires pour réagir.

Et si l'industrie du livre ne réagit pas elle va tout simplement laisser ces fameux "'autres", groupes mondiaux et technologiques, redéfinir ce qu'un livre sera demain.
 
Car écrire avec grand éclat dans Le Monde que "nous rejetons clairement le modèle de société que l'on nous propose, quelque part entre l'écran et la grande surface" n'amènera pas bien loin si aucun autre modèle n'est proposé aux lecteurs par ce collectif.

La réalité c'est que les "autres" eux proposent un modèle. Et les consommateurs (ceux qui financent les artistes) commencent à se laisser séduire.


Ce pamphlet suppose que le livre (le contenant) délivre une expérience unique en fonction de son age, de son papier, de son format, ce qui est vrai. Mais le contenu du livre papier lui peut profiter de ce nouveau terminal pour enrichir la relation avec le lecteur. Et cela n’empêchera pas ceux qui le souhaitent de conserver l'ancien terminal (le livre papier) dans les cas où cette forme est la plus appropriée.  L'expérience n'est donc pas liée qu'a des paramètres physiques et au contraire le numérique peut la redéfinir.

Le collectif se trompe quand il conclu que le livre numérique est "un fichier de données informatiques qui ne sera jamais un livre". Car le concept de "livre" a évolué avec les ages et le numérique lui permettra encore d'évoluer. Par exemple prenons l'encyclopédie, cet ensemble de livres que tout bon père de famille dans les années 60 se devait d'offrir a ses enfants pour qu'ils réussissent leurs études. D'abord balayé par sa forme numérique sur CD-ROM (Microsoft Encarta), aujourd'hui Wikipedia, du haut de ses 10ans, a démontré la pertinence d'un modèle numérique et collectif pour gérer le savoir.

On a l'impression d’assister au même scénario que la musique il y a quelques années. On refuse d'admettre que le consommateur en 2012, zappeur et butineur, ne veut plus consommer comme en 1980.
Que le forfait dans les mobiles a déjà montré la voie.
Que la majorité de l'internet est financé par la publicité, pour le meilleur (rôle de l'internet dans les révolutions arabes) ou pour le pire (le spam).

En remplaçant dans ce pamphlet le mot "livre" par "33 tours" et "livre numérique" par "CD", ce texte aurait pu être publié en 1990 avec l'abandon progressif du 33 tours devant les CDs. Car reconnaissons qu'avoir un 33 tours dans les mains et de toucher ses sillons, c'est une rencontre avec l'artiste par rapport à cette succession de bits jetés sur un morceau de plastique brillant ;-)

Oui le livre est devenu une marchandise, qui s'assume et qui est devenue abordable. Elle n'est plus réservée à une élite et son coût se réduit depuis les premiers grimoires de la renaissance. Et c'est tant mieux pour l'accès à la culture par tous et partout (tous les terminaux). Surtout quand la majorité de son prix (70% chez Amazon pour le livre numérique) revient à son auteur, ce qui est loin d'être le cas dans le modèle papier actuel.
Mais toutes les maisons d'édition ne l'ont pas encore compris et on trouve des ebooks plus chers que la version poche, allez comprendre...


Oui le livre numérique peut aussi être un objet social. Certes il permet "un lien, une rencontre" avec son auteur mais aussi avec les autres lecteurs. L'auteur est devenu animateur d'une discussion entre lecteurs, qui va au delà du texte d'origine, ce qui en fait un objet encore plus social que le livre papier.

Et on est loin d'avoir encore imaginé toutes les expériences de lecture du livre de demain quand on pense à l'interactivité des bandes dessinés ou aux livres éducatifs.

Alors pourquoi ne pas mobiliser votre énergie pour proposer à vos lecteurs un modèle alternatif, par exemple une nouvelle expérience de lecture, une offre pour les malvoyants, de l'abonnement au forfait, du service comme de télécharger son ebook après avoir acheté un livre papier, du stockage de livres papiers une fois lus, de jouer la complémentarité avec un réseau national de libraires,...bref creusez vous les méninges.

L'avenir du livre est à écrire et non a enterrer.

Et le livre numérique est là pour durer avec 115% de croissance par an dans les scénarios les plus probables.





Heureusement des libraires numériques sont déjà à l'action. La nouvelle graine est en train de germer pendant que le vieux chêne se meurt. Merci aux Bookcast, Numilog, Didactibook, Decitre... aidés par les Fnac, Darty et autres Virgin qui développent sa notoriété auprès du public français.


L'ebook numérique: un objet marchand et social qui s'assume
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