samedi 30 octobre 2010

Le télétravail est en train de pousser le poste de travail de demain dans les nuages

Le télétravail est en train de pousser le poste de travail de demain dans les nuages

Qu'il soit officiel et négocié par les RH avec les instances représentatives du personnel, interdit, mais toléré, caché ou un sujet toujours tabou, le télétravail existe sous une forme ou sous une autre dans les entreprises et ne peut pas être ignoré par les Directeurs des Systèmes d'Information.

La fin cette semaine (on espère) d'une période de grèves perlées dans un contexte urbain où la distance habitation - travail augmente, couplée à une préoccupation environnementale plus forte, un coût des déplacements supportés par les salariés en hausse, met en lumière un certain archaïsme de nos entreprises : une entreprise est (déf. Wikipedia) une structure économique et sociale qui regroupe des moyens humains, matériels, immatériels (service) et financiers...
Pourquoi à l'heure des réseaux, le groupement et la combinaison des moyens humains seraient forcément physiques ?
Et quand on parle de réseaux, l'entreprise étendue ou l'entreprise 2.0, s'appuient aussi sur des réseaux externes, qui peuvent être aussi efficaces que les réseaux internes, sans être localisés dans une même tour d'un quartier d'affaires.

La tendance générale que l'on entrevoie est donc une forme d'organisation plus souple permettant de "prendre possession" de son poste de travail le matin et de le rendre le soir, ou du moins de ne plus travailler avec, car une autre tendance est la limite mouvante entre travail et vie privée.
Pour une entreprise comptant un effectif important de travailleurs équipés d'un ordinateur, cela veut dire qu'il faut que la DSI prépare dès maintenant son infrastructure à ce Nouveau Monde.

Les "grandes" savent déjà cela et ont investi des millions dans les téléconférences, téléprésence et autres Webex. Mais le tissu économique est formé de petites et moyennes entreprises. Et ces systèmes leurs sont  inabordables. Et dans les "grandes" les investissements ne touchent pas toujours tous les salariés.

Ces derniers mois je note plusieurs initiatives qui montre que certains ont compris cette tendance, entres autres:
  • les hôtels Pullman, communiquent sur des salles de conférences équipées de visioconférence a louer a coté de son entreprise pour éviter des équipements lourds et payer à l'usage,
  • Cisco est en train de pousser une version simplifiée de son célèbre Webex qui est test auprès de béta testeurs dont je fais parti,
  • des startups comme Quickprez.com surfent sur cette vague et ont des offres simplicissimes, mais redoutablement efficaces, je vous laisse regarder la video de 3mn ci-dessous
Je pense ces offres simplissimes sont la préfiguration du poste de travail de demain à laquelle il faudra ajouter la dimension sociale. Un poste de travail dans les nuages (in the Cloud), privés ou publics, qui me permet le partage des ressources, et la collaboration productive et efficace avec les autres "moyens" regroupés par l'entreprise.



Alors prêt a faire comme il y a 10ans et à basculer en 2012 sur Office 2010 déployé en client lourd? Réflechissez-y a deux fois peut être avant . Même Microsoft offre une version du poste de travail en ligne à laquelle les moyens de communication ne peuvent qu'arriver, sans parler de IBM Lotus et de son projet Concord pour 2011, Cisco déjà cité et de Google qui devient de plus en plus matûre.

C'est peut être le meilleur moyen d'être prêt quand votre entreprise aura fini de statuer sur sa forme d'organisation en 2015

lundi 25 octobre 2010

Rien n'est éternel: la dématérialisation tue le Walkman

Rien n'est éternel: la dématérialisation tue le Walkman

Après 30 années passées dans nos poches, Sony a décidé d’arrêter la production des Walkman. Les premiers Walkman ont été commercialisés en 1979 et en bon ados il restera pour moi l’objet qui a lancé la "mobilité musicale" (any music, any time, anywhere) et changé la vie de millions de personnes à travers le monde.

Mais toutes les bonnes choses ont un fin et après 220 millions de Walkman vendus (plus ceux des concurrents), l’iPod d'Apple, a pris la relève. Comme le Walkman devenu un terme générique pour désigner un baladeur K7, l’iPod est (presque) devenu le terme générique pour le baladeur de la génération Y.

Ceci pour nous rappeler la force de la dématérialisation que nous abordons comme un facteur de rupture dans GreenSI. Que ce soit les documents, les échanges, les réseaux; avec les clients, les fournisseurs, les partenaires; la dématérialisation est une force tranquille qui bascule processus par processus nos SI sur les plateformes de l'entreprise numérique. Une entreprise qui sait s'étendre et entrer en relations numériques avec les autres entreprises de son secteur et son eco-system. Et quand ses réseaux se développent en interne elle arrive aussi a agir sur les réseaux externes où se trouvent ses clients avec l'entreprise 2.0 qui est un stade plus avancé de l'entreprise numérique.

Alors si vous êtes à la recherche d'idées d'évolutions, commencez par regarder ce qui n'est pas encore dématérialisé autour de vous...

vendredi 22 octobre 2010

Symposium Gartner à Orlando: les 10 technologies stratégiques pour 2011

Symposium Gartner à Orlando: les 10 technologies stratégiques pour 2011

Le Symposium / ITxpo, qui s'est déroulé du 17 au 21 Octobre, à Orlando, a ét l'occasion pour Gartner de présenter les technologies stratégiques pour 2011, juste à temps pour vérifier dans nos plans et budgets que nous avons bien prévu au moins tester en pilote.

Ces technologies stratégiques sont définis comme ayant un potentiel d'impact significatif sur l'entreprise au cours des trois prochaines années. Elles risquent d'avoir aussi des répercussions importantes sur l'informatique et d'être parfois en rupture par rapport aux tendances d'investissements des années précédentes et les DSI doivent à minima se préparer à répondre aux questions des Directions Générales sur lesquelles nous reviendrons une autre fois.

Qu'est ce qui est mis en avant cette année ? Et bien pour les lecteurs réguliers de ce blog il n'y aura pas de grand scoop sur les 7 premières tendances qui ont fait l'objet d'une analyse. McKinsey avait d'ailleurs déjà bien posé le sujet cette été avec l'angle de vue des DG (Tendances de fond qui balayent les SI des entreprises), obligeant Gartner a répondre dans un dialogue fort interessant qui s'est passé sur Facebook!

Je vous les livre donc en anglais pour ne pas dénaturer les mots proposés par Gartner:
  1. Cloud Computing
  2. Mobile applications and medias tablets
  3. Social communications and collaboration
  4. Video
  5. Next Generation Analytics
  6. Social Analytics social
  7. Context-Aware computing
  8. Storage Class Memory
  9. Ubiquitous Computing
  10. Fabric-Based Infrastructure and Computers
Cloud Computing. Les trois prochaines années verront le développemment de services dans des Cloud publics ou privés, et leur adoption par toutes les entreprises.

Mobile applications and medias tablets. Gartner estime que d'ici la fin de 2010, 1,2 milliard de personnes auront des terminaux permettant une nouvelle expérience mobile, ce qui constituera un environnement idéal pour la convergence de la mobilité et du Web. La qualité de l'expérience des applications de ces terminaux, géolocalisés, sensible au mouvement, à l'orientation, en fera un outil privilégié d'interaction avec l'entreprise.
Sujet développé dans Green SI dans iPad Strategy : pourquoi les SI des entreprises sont concernés

Social communications and collaboration. Les médias sociaux peuvent être divisés en:
  1. Les réseaux sociaux construits autour de profils, tels que MySpace, Facebook, LinkedIn et Friendster ainsi que l'analyse de réseaux sociaux (SNA) qui emploient des technologies algorithmes pour comprendre et utiliser les relations humaines pour la découverte de personnes et d'expertise.
  2. La collaboration sociale construite autour de technologies de collaboration, comme les wikis, blogs, messagerie instantanée, le bureau, et le crowdsourcing.
  3. La publication social construite autour de technologies qui aident les communautés à mettre en commun le contenu des individus et le rendre accessible à tous avec des sites comme YouTube et Flickr.
  4. Les avis de consommateurs construits sur des technologies de gestion et d'analyse de commentaires
Gartner prédit que d'ici 2016, ces technologies sociales seront intégrées à la plupart des applications d'entreprise et elles devront coordonner leur CRM social avec les communications internes et la collaboration. Sujet bien développés dans Green SI (Le challenge de l'intégration du social CRM, Un CRM de moins en moins social)

Video. La vidéo n'est pas une nouvelle forme de média, mais son utilisation comme un type de support standard utilisé dans les entreprises (hors secteur des médias) est en pleine expansion. Au cours des trois prochaines années Gartner estime que la vidéo va devenir un type de contenu commun et le modèle d'interaction pour la plupart des utilisateurs, et d'ici 2013, plus de 25 pour cent du contenu que les travailleurs voient dans une journée sera dominée par des images, vidéo ou audio.

Next Generation Analytics. L'augmentation de capacités de calcul des ordinateurs, y compris les appareils mobiles ainsi que l'amélioration de la connectivité permettent un changement dans la façon dont les entreprises appuient les décisions opérationnelles. Il devient possible d'effectuer des simulations ou des modèles pour prédire les résultats futurs, plutôt que de simplement fournir des données rétrospectives sur les interactions passées. Le temps des prévisions en temps réel est venu pour soutenir chaque action individuelle en situation opérationnel.

Social Analytics. L'analyse sociale décrit le processus de mesure, d'analyse et d'interpréatation des résultats des interactions et des associations entre les personnes, les sujets et les idées: analyse du réseau social interne, analyse des sentiments, des médias, des médias sociaux...

Context-Aware Computing. L'utilisateur final peut être un client, entreprise partenaire ou employé. Un système "contextuellement conscient" anticipe les besoins de l'utilisateur et sert de façon proactive le contenu le plus approprié et personnalisé, un produit ou un service. Gartner prédit que d'ici 2013, plus de la moitié des sociétés Fortune 500 aura des initiatives informatiques sensibles au contexte et en 2016, un tiers du marketing auprès des consommateurs à travers le monde mobile sera basée sur la connaissance.

Storage Class Memory. Gartner voit utilisation massive de la mémoire flash dans les appareils grand public, de matériel de divertissement et d'autres systèmes embarqués IT. Les avantages sont le gain d'espace, de chaleur, de rendement et de robustesse. Contrairement à la RAM, la mémoire principale dans les serveurs et les PC, la mémoire flash est persistante, même lorsque l'alimentation est coupée.
Ubiquitous Computing. Les travaux de Mark Weiser et d'autres chercheurs au PARC de Xerox donnent une idée de ce que sera l'informatique avec des ordinateurs "invisibles" car intégrées dans l'espace et les objets. Les ordinateurs se multiplient et les objets du quotidien ont la capacité de communiquer avec les étiquettes RFID, les réseaux les mettent en relation et permettent d'imaginer de nouvelle architectures réparties plus adaptables que les logique centralisées.

Fabric-Based Infrastructure and Computers. Un ordinateur à infrastructure à base de tissus est une forme modulaire d'informatique où un système peut être construit par assmeblage de modules distincts reliés par un tissu sous tension.

Interview de David Cearley qui fait son pitch pour sa conférence:

vendredi 15 octobre 2010

Le point sur la maturité des réseaux sociaux en entreprise (RSE)

Le point sur la maturité des réseaux sociaux en entreprise (RSE)

Il y a toujours une forte effervescence dans les réseaux sociaux d'entreprise. Pourtant le "pic des attentes peu réalistes" est atteint en 2010 (en référence à la célèbre courbe hype cycle du Gartner) et nous allons descendre "la pente des désillusions" avant d'avoir l'illumination des usages les plus productifs!
Un cycle assez immuable qui se déroule plus ou moins vite selon les différentes technologies, mais qui passe par toutes les étapes. La vitesse de parcours du cycle différencie les technologies et les réseaux sociaux ont une progression rapide.

J'ai rencontré deux types de désillusions dans mes échanges avec d'autres entreprises concernant l'echec de la mise en oeuvre des réseaux sociaux au sein des systèmes d'information ces derniers mois.


La première cause rencontrée c'est celle de "la mayonnaise qui n'a jamais pris", une fois l'engouement des premières expériences passé. L'adoption est freinée fortement par la mise en avant de risques démesurés alors que ni les usages, ni la dynamique de croissancen, ne sont encore là.
En d'autres termes il vaut mieux laisser se développer le trafic puis réguler, par exemple avec une Charte plus contraignante pour éviter des "débordements", que d'essayer d'imposer une Charte avant même que les salariés aient compris à quoi cela sert et n'aient trouvé eux-mêmes dans leurs usages quotidiens ce qu'un réseau social d'entreprise peut leur apporter.
Une image que j'aime bien donner est celle de la téléphonie mobile. Est-ce qu'elle se serait développée dans les années 90 si la question de l'impact des antennes et des ondes sur la santé était le sujet principal de communication. Certainement pas. Tout le monde aurait hésité à acheter un tel équipement sans avoir encore compris en quoi la téléphonie mobile changeait les communications. A chaque stade d'évolution d'une technologie (et de bénéfices engendrés) on est prêt à accepter un niveau de risque plus important. Mais cela doit être progressif. On imagine toujours le pire en terme de risque et jamais l'extrême en terme de bénéfices dommage.

La seconde cause de désillusion est celle de "la tour de Babel". Pour de très bonnes raisons, prises séparément, l'entreprise a construit des silos de collaboration: choix d'outils multiples, communautés trop collées sur l'organisation, culture de la compétition entre services trop fortes...
La valeur d'un réseau étant proportionnel au carré de son nombre de participants (Loi de metcalf) le résultat pour l'entreprise globale est loin d'être à la hauteur des ambitions qu'elle aurait pu avoir.

Une fois ces causes de désillusions évitées, les entreprises atteignent les usages qui ressortent sont pourtant très attractifs et en rupture par rapport aux démarches actuelles:

  • le RSE pour mettre en réseau les salariés et leur intelligence collective, c'est-à-dire la capacité à gérer des processus de traitement de l'information de façon beaucoup plus efficace, avec un grand nombre de salariés, comme la veille concurrentielle, la gestion des idées, le maintien ou l'élaboration de standards...
  • le RSE pour mettre en réseau les clients ou partenaires et bénéficier de leur intelligence collective pour générer des idées, tester des produits et ou fidéliser. De toutes les façons, avec ou sans l'entreprise, les clients particuliers sont en train de créer ces réseaux qui influencent fortement leurs opinions et leurs achats. C'est le domaine des Facebook et autres Viadeo pour la France, mais aussi des modèles CRM complètement organisés autour de communautés comme ventesprivés.com qui en 10ans arrive a générer 800Millions de ventes, respect!Le "social CRM" est engagé et l'entreprise ne peut que s'adapter et adapter ses systèmes
  • le dernier usage qui va apparaître est bien sûr le lien entre les deux précédents: c'est à dire la capacité pour les salariés de pouvoir suivre dans leur réseau social interne les conversations de réseaux externes de clients, en discuter entre eux et mobiliser l'intelligence collective interne, pour ensuite agir directement dans ces réseaux externes. Facile a imaginer et moins à mettre en place. Pourtant, l'entreprise n'a pas le choix, elle ne pourra sous-traiter éternellement son suivi des réseaux à des agences de communication et de communication. Elle va devoir former ses salariés pour qu'ils soient aussi à l'aise en interne, qu'en externe quand il s'agit d'engager des conversations, de fidéliser ou générer des ventes. Les "community managers" sont déjà dans l'entreprise mais ils ne savent pas encore qu'ils le sont parce qu'on ne leur a pas encore donné les moyens de développer cette compétence.
Pour les entreprises qui se lancent en ce moment, vous avez la chance d'avoir le retour de ceux qui ont éclairé la voie, alors pensez au plateau de la productivité pour mobiliser votre Direction Générale sur le long terme et gardez le cap à court terme pour éviter les causes des premières désilusions.

vendredi 1 octobre 2010

Le secret de ceux qui survivront? une architecture orientée web

Le secret de ceux qui survivront? une architecture orientée web


MISE A JOUR: 1er Nov 2010
L'annonce à la conférence des développeurs (PDC) par Microsoft "Our strategy with Silverlight has shifted" remet sur le devant de la scène HTML5 supporté par IE9 et laisse de coté Silverlight, dailleurs peu abordé lors de cette conférence. Certains parlent d'abandon...

NB: position rectificative de MS http://team.silverlight.net/announcement/pdc-and-silverlight/

En tout cas pour les entreprises c'est peut être une bonne nouvelle qui va remettre l'architecture au coeur des développements et repositionner les navigateurs et HTML5 comme le moyen de développer les interfaces des applications qui exposent des services. C'est ce que développe cet article posté il y a quelques semaines.

ARTICLE ORIGINAL
J'ai assisté cette semaine à une conférence passionnante de H. Guergachi (Zenexity) sur les « architectures modernes " des systèmes d'information d'entreprise. Sceptique au départ en me demandant quel nouveau concept en 3 lettres on allait bien inventer pour reconstruire une fois de plus le monde, j'avoue qu'au final la démonstration m'a bien plus par sa simplicité et par l'écart énorme entre ce monde et celui de nos systèmes d'information. Mais au bout du compte n'est-ce pas la terre fertile à la fin de ce désert que nous traversons qui se profile ? Green SI ne pouvait pas ne pas y prêter un peu d'attention !
Tout commence avec la conjecture de Brewer présentée en 2000 à L'Université de Berkeley et 3 lettres (d'où mes craintes initiales) CAP: Consistency, Availability et Partition tolerance
La conjecture énoncée puis démontrée deux ans plus tard dit que vous ne pouvez garantir que deux des trois, a vous de choisir lesquels (pour en savoir plus consultez le blog de Julian Browne que je trouve très clair).
Donc si l'on veut a tout pris a l'intégrité (C), des données par exemple, on devra renoncer a la disponibilité (A) de l'application ou a sa capacité a être partionnée (P). Or ces deux dernières propriétés sont la recette des systèmes d'information qui gèrent des millions de clients comme Amazon, ebay, Google ou Twitter. Il faut donc les conserver et arriver à la conclusion qui fait frémir tous les architectes de la salle : nos systèmes d'information doivent renoncer à garantir l'intégrité !
Sinon, ils ne pourront pas devenir les SI mondiaux de taille à concurrencer les services toujours plus innovants et à large échelle lancée par ceux qui savent construire ces architectures modernes. Effrayant constat à la limite de l'incompétence pour nos DSI.
Les autres secrets de ces champions que les grands comptes n'arrivent pas à égaler sont le couplage faible entre services "stateless" (qui ne conservent pas d'état et peuvent être réactivés en permanence), la mise en place d'usine à logiciel hyper structurées et documentées et le contrôle complet de l'analyse d'impact.
L'enjeu majeur porte donc sur l'architecture fonctionnelle et la capacité à gérer et découper tous les besoins en services, construits pour nos clients - pas nos utilisateurs - et donc construits sur, ou pour, le web. Nos utilisateurs sont des clients avec un profil spécifique. Pour H.Guergachi , la seule architecture, l'ultime architecture, c'est l'internet. Tout est distribué dans un modèle distributeur-producteur avec le partinionnement comme élément clef de la disponibilité.
Dans ce monde tout logiciel acheté est "étêté" (comprendre sans IHM) et la DSI doit contrôler toutes les IHM qui se construisent pour le système d'exploitation de demain: le brower!
La sortie d'un IE9 totalement compatible HTML5 est d'ailleurs un signe de rupture pour Microsoft (qui ose l'incompatible avec IE8 pour rejoindre les Chrome, Firefox et autre Opera) allant dans cette reconnaissance du navigateur seul interface avec les services applicatifs.

De même, tous les référentiels doivent être libérés des progiciels et contrôlés par les équipes informatiques de l'entreprise puisqu'ils sont au coeur des services fondamentaux et doivent être accessibles à tous.
Enfin, méfions-nous des intégrateurs et ne leur laissons prendre aucune décision d'architecture.

Bien sûr ce monde ne s'atteint pas en un seul jour, mais de définir et d'afficher sa cible permet de mobiliser toute la DSI dans ce sens et de se poser la question chaque jour de ce que l'on a fait pour s'en rapprocher.

Par où commencer? Deux projets essentiels à engager dès demain:
  • rénover l'existant pour qu'il soit totalement interopérable avec le web
  • être sur d'avoir une conception et une implémentation nativement interopérable avec le web pour toute nouvelle application
Les slides de la conférence: