dimanche 26 février 2012

BYOD (Bring Your Own Device)- un scénario de rupture pour l'Internet et le numérique?

BYOD (Bring Your Own Device)- un scénario de rupture pour l'Internet et le numérique?


La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) a publié son cahier d’enjeux "Questions Numériques 2012/2013" et met en avant le résultat d'un travail collaboratif très intéressant réalisé fin 2011: quels sont les scénarios de rupture pour l'avenir du numérique?
En plus de la description de 7 scénarios cibles retenus (découlant du croisement de grandes tendances), ce travail met en lumière les questions qui se posent au numérique et vont influencer la bifurcation vers l'un ou l'autres des scénarios.

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Autant de signaux qui peuvent aussi servir à mieux comprendre l'évolution des SI et identifier des pistes d'innovations pour les entreprises.
Un scénario qui retient l'attention de GeenSI pour son impact à la DSI est "le CDI, C Fini". 

Le CDI, c'est fini, c'est l'histoire du croisement de deux tendances:
  • la capacité de transformation du numérique qui révolutionne progressivement certains métiers, sujet de prédilection de GreenSI
  • le pouvoir que le numérique donne aux individus ("empowerment" en anglais)
Au croisement de ces tendances se trouvent des individus rendus puissant par leur capacité à utiliser le numérique qui peuvent décider de quitter l'entreprise comme forme de valorisation de leurs compétences. Une tendance que l'industrie informatique connait bien sous deux aspects: Freelance et BYOD.
  • Freelance Le développement des consultants freelances, même si pour certains il n'est pas nécessairement choisi mais subit, est un signe qui rend crédible ce scénario. Mais ce qui est important, c'est cette capacité qu'ont les individus maîtrisant le numérique a développer leur "employabilité" (blogs attestant de leur compétences, gestion d'un important réseau - social - de relations, formation et certifications en ligne, ...). De plus les outils autrefois réservés aux grandes entreprises comme les services de veille, les bases de données de retour d'expérience, les bases de connaissances... peuvent être mise en place facilement par un regroupement virtuel de travailleurs indépendants partageant des outils collaboratifs.

    Freelance.com s'est lançé il y a maintenant plus de 15 ans sur cette capacité à fédérer les indépendants pour trouver des missions et contribuer à leur évaluation (qui rassure les donneurs d'ordres). Mais ce scénario va beaucoup plus loin dans la capacité a voir les "travailleurs du savoir" comme des micro-entreprises qui peuvent s'assembler et se transformer au fur et à mesure de l'évolution des marchés. Mieux que ce que peuvent faire des entreprises pour répondre aux mêmes sollicitations. D'ailleurs ce n'est un secret pour personne que nombre de SSII reposent sur l'adjonction de freelance dans leurs équipes... a doses non homéopathiques!
  • BYOD - Bring Your Own Device : qui repose sur le fait que la combinaison entre outils internet et les machines grand publics, va inciter certains utilisateurs a venir avec leur propres machines (abordables) et leurs propres outils (gratuits) car ils les considèrent meilleurs que ceux que l'entreprise fourni, quand elle en fourni, car tout le monde n'est bien sûr pas équipé d'un PC et d'un smartphone et on peut avoir tendance à l'oublier.
    De là à penser que le système d'information de l'entreprise pourrait même être un frein à la performance des utilisateurs...
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Actuellement le BYOD c'est plutôt pour l'encadrement qui déroge aux normes et standards de l'entreprise (nooonnn? et si!) ou pour ceux qui ne sont pas équipés, donc qui n'ont pas de compte à rendre aux normes et standards sur le fait d'amener un équipement au bureau.
A commencer par leur téléphone portable devenu depuis un smartphone connecté a internet et à surface tactile. Et puis bientôt à la déferlante des tablettes numériques qu'ils ont eu à Noël et auxquelles il faudra bien trouver un usage...

Et si le BYOD était finalement une nouvelle forme d'organisation réservée à certains métiers de l'entreprise?
Une sorte de télétravail inversé où on amène des ressources de la maison dans l'entreprise au lieu d'aller créer une bulle entreprise à la maison.

La DSI serait obligé de s'adapter pour avoir la capacité a accepter pour des durées déterminées, des travailleurs mettant leur puissance numérique - et leurs compétences - au service de l'entreprise. Dommage d'ailleurs si le dernier projet ERP c'est  justement la mise en place du module de gestion des compétences des salariés, car ça aussi il vont s'en charger eux mêmes. En revanche ce qu'ils demandent à votre ERP (sinon ils iront vendre leurs compétences ailleurs) c'est  une régularité de paiement de leur factures fournisseurs, proche de celle qu'ont aujourd'hui les bulletins de paye!

Ce scénario n'est peut être pas généralisable dans toutes les industries, mais fait réfléchir sur les hypothèses sur lesquelles sont construit nos SI. Un modèle d'entreprise qui peut lui aussi évoluer, s'ouvrir, devenir plus collaboratif. Et finalement il est peut être déjà en oeuvre pour les consultants spécialisés, les infographistes ou les journalistes par exemple.

Alors si vous voulez vous y préparer, ainsi qu'aux six autres scénarios d'évolution du numérique, Green SI vous conseille de lire attentivement le cahier d’enjeux de la FING.

vendredi 17 février 2012

Comment LEGO(c) est en train de se faire digivorer par Minecraft

Comment LEGO(c) est en train de se faire digivorer par Minecraft

Je sais "digivorer" ce n'est pas français!
C'est un mot imaginaire pour représenter l'idée d'un monde numérique qui dévore et digère le monde physique au fur et à mesure que s'y transfèrent des usages. Marc Andreesen, personne influente de l'internet dont GreenSI aime la vision, a le premier fait référence a cette idée dans le WSJ avec son article "Why Software is eating the world".

Ce billet analyse un simple jeu vidéo d'ados, Minecraft, lancé en 2009 et devenu depuis succès mondial. Pour GreenSI Minecraft c'est peut être l'avenir numérique que LEGO(c) - que je ne présente pas - cherche certainement pour ne pas disparaître de l'univers des jeux de construction.
Il se veut aussi une modeste piste de réflexion stratégique sur la nature de la compétition digitale qui surgit là où on ne l'attend pas...


Dès le départ Minecraft mis en ligne gratuitement sous la forme d'une "sandbox" (bac a sable) en réseau permet a tout un chacun de creuser une planète imaginaire, d'y construire des espaces sous-terrains et de récupérer des petits blocs de matériaux pour construire à la surface. Ces petits blocs cubiques aux couleurs naturelles correspondent aux différents matériaux. Attention car des rivières de lave coulent et mettent en danger vos mineurs.
La caractéristique qui frappe immédiatement quand on entre dans l'univers de Minecraft c'est le graphisme simplissime a une époque où le plus petit jeu vidéo est réalisé avec un réalisme qui vise le film et la perfection. Au contraire ici le digital ne cherche pas à cacher ses imperfections et imiter le monde réel. Il s'assume en tant que pixels, formes géométriques et logique. Bienvenue dans Minecraft.

Des briques de couleurs qui s'assemblent, avec un peu d'aventure et de logique pour aller les chercher, et à la clef des constructions les plus folles que l'on peut partager sur des serveurs. Et si c'était la recette magique que LEGO(c) aurait du trouver pour incarner son univers de construction dans le monde numérique? 

Car LEGO(c) s'essaye au numérique mais n'a jusqu'à présent pas réussi a se réinventer. Entres autres la tentative LEGO(c) Universe, de jeu de rôle mufti-joueurs a l'image de World of Warcraft n'a pas décollée.

Et puis la mode ne serait plus à la construction. Alors il est tentant de reproduire les univers des films et dessins animés (Harry Potter,...) et de quitter les briques simples pour des personnages "quasi tout fait".

Minecraft va jusqu'a permettre de fabriquer des circuits intégrés en mettant à disposition des briques OR, NOR, AND... qui peuvent s'assembler, des ascenseurs qui montent et descendent quand on les commande. A quoi ça sert? A animer le monde et faire par exemple que le pont-levis se lève ou se baisse en pivotant la torche qui est à l'entrée.
Là encore on ne peut s’empêcher de penser à toutes ces innovations des années 70 quand les LEGOS(c) on été équipés de moteurs, d’interrupteurs...

Gratuit pour jouer seul au départ (l'accès a un serveur était payant), Minecraft est commercialisé depuis fin 2011, 19,95€. Il s'est vendu des millions d'exemplaires faisant de son créateur, un suédois au pseudo de Notch, un homme riche. Depuis La version iOS de Minecraft s'est vendue en quelques mois à 700.000 exemplaires et le portage sur d'autre plateformes (XBox, Androïd...) arrive. Tout le monde s'arrache Minecraft.

C'est en train de devenir LA référence du jeu de construction pour les enfants a une époque où les parents se désespéraient de les voir créer quelque chose tant les jeux disponibles étaient sophistiqués, laissant peu de place à l'imaginaire et ne faisant appel qu'a la vitesse et aux effets graphiques. Minecraft c'est l'anti-jeu qui cartonne et digivore l'univers inventé et occupé par LEGO(c)


La réaction de LEGO(c) ne s'est pas faite attendre et LEGO(c) sortira l'été prochain la gamme de briques Minecraft Micro World. Des briques aux couleurs de Minecraft qui permettent de revivre le jeu. Elle est en pré-commande.
Mais le compte n'y est pas!
Ce ne sont que bouts de plastiques inertes alors que le monde numérique de Minecraft est vivant et animé. Ce ne sont que des objets individuels alors que le monde numérique de Minecraft est partagé, on peut y collaborer et fabriquer des constructions en étant aux quatre coins de France.
Et GreenSI ne peut s'empêcher de penser que la seule issue de LEGO(c) pour défendre son territoire de constructions magiques, c'est en ligne qu'il faudra aller le chercher.
Sinon, dans 10 ans, la brique universelle se dira Minecraft, dans toutes les langues. Souriez vous venez d'être digivorés!

dimanche 12 février 2012

Il y a un an déjà: l'open data gagne du terrain

Il y a un an déjà: l'open data gagne du terrain



IL Y A UN AN DEJA - JANVIER
Regarder dans le rétroviseur est intéressant pour apprécier la vitesse des changements et la pertinence des ruptures identifiées. C'est ce que cette rubrique se propose de faire régulièrement
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Il y a un an déjà l'open data sortait des premières expérimentations limitées et affichait ses ambitions. 
Depuis les projets ont produit des réalisations concrètes et de nombreuses collectivités ont maintenant une plateforme en ligne (Bordeaux, CG33,...). Le plus facile a été fait!
Même si il ne faut pas sous-estimer l'effort d'une collectivité à aller chercher dans ses services les pépites de données, jalousement gardées depuis la nuit des temps. Cette première étape a débouchée sur beaucoup de fichiers produits "one shot". Peut être sans trop savoir comment ils vont être actualisés et surtout dans des formats "basiques" (xls, csv...) et encore peu avec des services web ou des formes plus évoluées de partage de données.
C'est clairement la seconde étape qui va démontrer en 2012 si de nouveaux modèles innovants peuvent se développer sur ce terreau de données que l'on pense fertile.
A noter l'excellent travail de Libertic pour recenser les initiatives Open Data des collectivités locales: carte des initiatives


Mais en 2011 l'open data ne fut pas que pour les collectivités et l'entreprise s'est depuis approprié le sujet. En premier lieu les entreprises délivrant un service public comme SNCF ou auxquelles on délègue un service public comme Suez Environnement.


BlueNove a produit un recueil d'idées issues de grandes ces entreprises "Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ?" et soulagement... elle est cohérente avec celle des collectivités! 
On peut donc imaginer qu'elles se rejoignent en 2012 dans l'intérêt des citoyens qui attendent des services de qualité a des coûts maîtrisés.


A relire sur Green SI :

samedi 11 février 2012

Contrairement à ce que dit l’idéologie marketing tous les Cloud ne se valent pas...

Contrairement à ce que dit l’idéologie marketing tous les Cloud ne se valent pas...

Si vous êtes convié à une réunion informatique et que personne ne parle de Cloud, vérifiez bien si vous ne vous êtes pas trompé de salle!

Car la mutation vers les approches Cloud est bien engagée. Les indicateurs des analystes le montrent et les stratégies des offreurs s'y engouffrent
Le signal de prudence de GreenSI c'est qu'on entre dans cette phase de développement des technologies ou la confusion dans les discours commence a s'installer. 
Le marketing de ceux qui sont en avance commence à se complexifier (public, privé, mixte, administré, hosté, dématérialisée, ... ) et le marketing de ceux qui sont partis plus tard a nous faire douter de nos premiers choix et de tenter de nous expliquer que leur retard est une chance pour nous.
Saviez vous par exemple que Oracle est le N°1 des solutions dématérialisées? GreenSI non plus, mais c'est ce que vous trouvez sur Google en tapant "Oracle Cloud". Et d'ailleurs le lien tombe sur une "Internal Server Error", sans commentaire...

Alors gardons en tête que sous la couche de marketing tous les Cloud ne se valent pas et qu'il va falloir être vigilant sur les discours pour bien les choisir.
Regardons par exemple les Cloud publics pour ce premier billet. Ces Cloud dit aussi IaaS "Infrastructure as a Service" qui permettent de provisionner des environnements serveurs disponibles immédiatement sur des infrastructures publiques (pour les cloud privés avez vous lu le billet - Du cloud privé acheté en boîtes ?)

La confusion vient du fait que les frontières entre l'outsourcing, l'hébergement et l'infrastructure comme service sont en train de s'estomper. Au moins dans les discours. Les fournisseurs de IaaS proposent des options de matériel dédié ou "d'isolement" pour répondre aux objections sur la sécurité du Cloud public. Et on peut vite se retrouver dans un contexte d'hébergement sur une infrastructure publique, ce que les hébergeurs de sites internet vendent depuis plus de 10 ans. Pourtant on achète clairement pas la même chose par rapport à la scalabité, la capacité à s'intégrer à l'internet et bien sûr le prix.

Donc prudence surtout en ce moment de météo capricieuse sur les routes secondaires. Voici une compilation de quelques suggestions pour aborder ces projets. GreenSI vous invite à rajouter vos propres suggestions dans les commentaires... car la connaissance ne vaut que si elle est partagée! :
  • Lors de l'évaluation d'une offre IaaS, ne regardez pas que les critères techniques mais aussi (surtout?) comment ce fournisseur gagne sa vie? C'est très instructif sur les caractéristiques de son offre et cela doit être en phase avec vos objectifs. C'est bien sûr évident pour les offres gratuites financées par la publicité voire l'exploitation de vos données, mais ça reste aussi très vrai pour les acteurs où l'IaaS n'est pas l'offre majeure mais un complément.  Est-ce qu'il saura vous fournir les environnements techniques correspondant a vos choix?
  • Et comme tout va très vite dans ce monde, suivez l'actualité de vos fournisseurs (fusions, acquisitions, accords stratégiques...) et rencontrez les régulièrement si vous y avez des enjeux importants. Empruntez à l'outsourcing les méthodes de management des fournisseurs et de la qualité de service qu'ils ont développées ces 20 dernières années. Ce n'est pas parce que c'est nouveau que les méthodes de management ont changé!
  • Puisque le marché est développé et que les coûts d'entré et de sortie sont moins élevés que l'outsourcing, panachez les fournisseurs au lieu de les concentrer dans un "méga deal" comme cela était pertinent pour l'outsourcing.
    Ce sera un moyen de répondre a une dégradation subite de la qualité de service de votre fournisseur, pendant ces fameux "cas de force majeurs" écartés des contrats... J'ai vécu le lancement d'une application sur Amazon Web Services en aout 2011 le jour de la grande panne de leur datacenter européen a cause d'une coupure d'électricité. L'intégrateur Business&Décision a pu déplacer l'instance sur le Cloud américain et rétablir en quelques heures. Mais sur un Cloud avec un datacenter unique ce n'était pas gagné...
  • Et d'ailleurs certains environnement IaaS sont meilleurs pour certains types d'applications, parce que les environnements techniques offerts (sgbd, os, frameworks, ...) ou les configurations offertes (mémoire,...), sont plus adaptés à du décisionnel par exemple. Donc oui, on peut choisir Azure de Microsoft sans renoncer à AmazonWS qui offre pendant un an de tester gratuitement un environnement Windows Server, à condition de ne pas ​​dépasser 750 heures d'utilisation par mois. Je suis sûr que vous avez besoin de machines de développement par exemple et que votre DSI va vous adorer en ces périodes de vaches maigres!
On peut trouver des analyses des différentes offres chez Gartner par exemple et leur célèbre "Magic Quadrant", mais le focus est souvent sur les offres américaines, qui il est vrai dominent le marché mondial. Et donc en attendant que la nébuleuse d'Andromède se précise en France (projet de Cloud français - voir UnivCould) dans la bataille que se livrent Orange et SFR, il faudra se résoudre a ne pas acheter français... mais là encore si vous avez une offre "100% française pur jus", utilisez les commentaires pour en parler!

En conclusion si vous avancez vers Cloud, car c'est une tendance majeure des SI, résistez au "cloud washing" et restez vigilants! C'est d'ailleurs pour éveiller cette vigilance et partager nos expériences que GreenSI a été lancé alors n'hésitez pas commenter.

vendredi 3 février 2012

L'université a des leçons à donner en matière d'informatique dans les nuages

L'université a des leçons à donner en matière d'informatique dans les nuages

En lançant en aout 2011 le projet Andromède de regroupement de trois acteurs de l'industrie numérique en France, le gouvernement voulait préserver la sécurité et la confidentialité des données de ses administrations et des entreprises françaises qui souhaitent évoluer vers ces nouvelles plateformes de services. 
Il est vrai que le marché du Cloud computing public et plus particulièrement du PaaS - Plateform as a service - est dominé par des acteurs internationaux tous américains: Google App Engine, IBM SmartCloud, Microsoft Windows Azure, AWS Amazon Web Services, VMware CloudFoundry.com...
Le chiffre d'affaires des services « cloud » d'Orange est estimé à 85 millions d'euros (+70%) deux ans après le lancement des premières offres. A comparer à l'estimation d'IDC de 1 milliards pour AWS, et les 7 milliards "issus du Cloud" annoncés par IBM pour n'en citer que deux.

Et après avoir balayé les avantages nombreux de ces offres, les DSI de l'administration ou du privé qui assurent un service public, buttent toujours sur le point de l'hébergement des données hors de France, voire d'Europe, et les contraintes imposées par la règlementation ou tout simplement la sécurité nationale.
Or le marché du Paas est un marché fragmenté et toujours immature, sans réelles normes et standards partagés, qui se consolide (achat de Heroku par Salesforce par exemple) et se développe en même temps (migration des entreprises). Selon Gartner, en 2015 plus de 25% des entreprises devraient utiliser les services de cloud d'infrastructure applicatives, contre moins de 5% en 2011. 

Alors dans ce contexte, inciter trois acteurs français a fabriquer la première offre tricolore localisée en France est certainement une bonne idée économique et politique. Et reconnaissons aussi une certainement clairvoyance stratégique de notre Ministère de l’Économie Numérique.
D'où l'accueil favorable réservé au protocole signée entre la Caisse des Dépôts, et ses partenaires privés France Telecom/Orange, Thalès et Dassault Systèmes (Capgemini présenti s'est retiré) assorti d'un investissement public de 135 millions d'euros issu du grand emprunt et de 150 millions par le privé.

Mais c’était sans compter sur l'héritage gaulois de nos acteurs. En Décembre Dassault Systèmes décide de se retirer (et sa mise de 30 millions d'euros). Et coup de théatre, il revient taper à la porte du grand emprunt en début de semaine avec un nouveau consortium, concurrent du premier. Consortium gardé pour l'instant secret mais où certains y voit la main d'Atos et de son PDG proche du pouvoir actuel. Bref, à défaut de construire le Cloud tricolore que les administrations attendent, on en est qu'aux présentations des biceps et à la revue des business modèles... quand le Cloud américain lui se renforce et se développe. L'exception française a encore frappée.

Mais pendant ce temps un autre Cloud tricolore est en train de naître. UnivCloud, le nuage pour les établissements d’enseignement supérieur.
Loin des projecteurs et des intrigues, l’appel à projets « développement de l’économie numérique », lancé par le gouvernement permet à ce projet collaboratifs de R&D de développer son informatique en nuage.
Les acteurs sont l'Université Numérique de Paris Ile-de-France, 4 PME innovantes et la société INEO du Groupe GDFSUEZ. Du public, du privé, des grands et des plus petits, est-ce la combinaison gagnante?


Axé sur une stratégie de mutualisation, il propose une utilisation à la demande des ressources informatiques et un modèle de facturation à l’usage des services. Il a dans ses objectifs de rationaliser et de standardiser les systèmes d’information des établissements.
UnivCloud permettra aux établissements franciliens de disposer d’une puissance informatique importante (mutualisation des capacités actuelles inutilisées) et modulable. Il cherche aussi à s'inscrire dans une perspective de développement durable et de maîtrise énergétique pour optimiser les coûts de fonctionnement.

Quand on écoute les annonces de ce projet, on se dit qu'UnivCloud a tout compris à ce que le Cloud computing est, et ce qu'il peut amener a des infrastructures informatiques hétérogènes et anciennes. Alors, oui GreenSI ce soir préfère oublier la grande nébuleuse d'Andromède quelques temps, et écouter la leçon que nous donnent nos universités d'Ile de France. Souhaitons leurs bonne chance pour ce formidable projet!
2018: Anthony Twitter, rebelle du System

2018: Anthony Twitter, rebelle du System

La nouvelle version de Locita.com lançée le 1er Février, m'a décidé à rejoindre cette plateforme de blogueurs, bouillonnante d'articles, de news, d'idées et surtout d'énergie. J'y publie en mon nom propre, puisque GreenSI est un nom collectif qui accueille aussi d'autres contributions, et avec un projet éditorial nouveau par rapport à GreenSI: la fiction technologique

  • Comment exploiter l'actualité, assembler les faits et mettre le projecteur sur l'avenir proposé par les nouvelles technologies?
  • Comment les rendre plus vivantes en les voyant à l'oeuvre en dehors des schémas d'architecture et schémas directeurs?

C'est l'objet de ce projet éditorial (mensuel au mieux !)



L'entrée en bourse de Facebook, et donc la perte de son contrôle par le fondateur et les salariés, les initiatives de contrôle de l'internet qui fleurissent (SOPA, ACTA...) amènent a une idée saugrenue développée dans ce premier billet : 2018, Anthony Twitter, rebelle du System


Les débuts d'un criminel financier recherché par toutes les polices et qui maîtrise la technologie. Bien sûr vous aurez reconnu le thème du film Anthony Zimmer remastérise au néodigital...

Bonne lecture sur Locita.com dans la rubrique Technologie.