lundi 25 juin 2012

Big Data: decisionnel de M.Jourdain ou réelle innovation?

Big Data: decisionnel de M.Jourdain ou réelle innovation?


Le "Big Data" est le dernier concept à la mode qui promet l'analyse d'énormes volumes de données de toutes natures, structurées ou non structurées, et véhicule la promesse d'une terre promise à de nouvelles opportunités pour les entreprises. 
Comme souvent dans ce type de situations, de nombreux vendeurs tapent à la porte de la DSI pour expliquer que les architectures et les technologies à mettre en œuvre demandent une révolution du SI qu'il faut engager au plus tôt... et de préférence avant la date de calcul des commissions des commerciaux.

Alors mode passagère encore pleine de paillettes marketing, ou réel sujet a traiter pour préparer ses investissements 2013?

Pour GreenSI il est important de revenir aux fondamentaux: les "DATA"!

Elles "appartiennent" aux métiers et transitent dans les tuyaux et applications de la DSI. Donc si pression "big data" il y a, elle commence par la production (ou la capture) par les métiers de ces quantités énormes de données. La DSI vérifiera ensuite si ses tuyaux sont adaptés. Donc première vérification à faire avec nos directions fonctionnelles, l'augmentation ou pas des volumes, en anticipant les 3 prochaines années et en cherchant surtout les données nouvelles qui seraient pertinentes. Mais attention, car certes il y a chaque année des volumes croissants de données à traiter, mais pour arriver au point de rupture qui ferait que nos architectures décisionnelles ne sont plus adaptées, il faudrait que ces volumes augmentent exponentiellement, et pas linéairement.

Dans cette catégorie on rencontre par exemple:
  • Les logs des sites web et des navigations entre les pages, actuellement rarement stockées voire analysées,
  • Les données des médias sociaux et toutes les interactions des clients sur le web,
  • Les nouvelles données capturées avec capteurs embarqués et mobiles ou répartis sur un territoire: lecture de tags RFID, localisations GPS, mesures de capteurs des bâtiments comme l'énergie, ...
Mais quand on creuse, il n'y en pas tant que ça. Donc en 2013 cela risque de ne pas être le cas :
  • pour toutes les entreprises : certainement pour celles où la R&D et le marketing sont essentiels pour l'avenir de l'entreprise comme pour les laboratoires pharmaceutiques ou la grande distribution, mais plus difficile à croire dans des entreprises qui n'auraient pas aujourd'hui déjà des entrepôts de données conséquents,
  • pour toutes les maturités d'entreprises par rapport à l'importance des données : Google et Facebook ont clairement compris que leur modèle et leur avenir passe par l'exploitation en masse des données, mais est-ce le cas des DG des entreprises qui ne sont pas encore passées par la case "analyse décisionnelle" et en sont encore à la case "simple reporting" ?
  • pour tous les domaines fonctionnels: peut être la partie client, marketing, avec le développement des données sur la relation client sur internet au sens large comme vu précédemment, mais plus difficile a croire dans le domaine de la finances par exemple même si on nous explique que la détection de la fraude demande a se développer avec de nouvelles données,
  • pour celles qui ne peuvent en tirer un avantage concurrentie: ce qui parait une évidence, mais bonne a rappeler. Car le big data n'est pas dans le domaine du règlementaire qui s'impose à l'entreprise. Si l'entreprise se met a produire ou "aspirer" des déluges de données ce n'est pas juste pour le plaisir de saturer ses serveurs ou de remplir son Cloud... La valeur métier est donc essentielle à apprécier et indispensable pour dimensionner le niveau de ressources à y consacrer.
Toutes les entreprises ne sont donc pas égales vis-à-vis du Big Data. Et pour la plupart des DSI, GreenSI pense que 2013 sera le moment des études et de la réflexion, peut être de la R&D et du prototypage voire de la stratégie, mais certainement pas des révolutions architecturales. Sur le moyen terme, le rythme de développement de l'entreprise numérique déterminera si il concernera ou non, toutes les entreprises.

Et si vraiment vous voulez caser le mot Big Data dans une conversation avec votre DG, faite comme M.Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Car fondamentalement le Big Data, c'est une architecture de données, des méthodes et du décisionnel, ce que l'on fait déjà depuis 20 ans... mais avec moins de données. Le changement actuel ne semble lié qu'a la scalabilité de nos investissements technologiques passés qui trouvent une limite dans le monde de l'internet. Une limite que de nouvelles technologies peuvent aider à dépasser quand on aura atteint le seuil de leur valorisation métier.

Et pour ceux qui se rapprochent de ce seuil ou qui ont déjà atteint la case Big Data, s'ouvre devant eux l'adoption de nouvelles technologies :
  • pour le stockage et le traitement de la volumétrie "big" et exponentielle,
  • pour le requetage qui demande une nouvelle structuration et souvent une analyse proche du temps réel,
  • pour le traitement qui amène une complexité d'analyse nouvelle, prédictif par exemple ou même tout simplement la visualisation des données en grand nombre et la manipulation de ces visualisations,
Les ruptures techniques apparaissent donc entre le relationnel et le "No SQL". Le framework Hadoop (open source) commence à s'imposer pour permettre du traitement en parallèle, qui avec le travail en direct sur les données de production ou des méthodes d'acquisition très performantes, sont les clefs des nouvelles architectures.

Mais rassurez vous, GreenSI pense que pour la majorité d'entre nous, on a le temps de s'adapter si on s'y prépare et de jouer à M.Jourdain en attendant. Et pour le commercial qui vous attend dans le couloir derrière la porte? Oh, il finira bien par partir... ;-)

samedi 16 juin 2012

Il y a 4 ans Bill Gates quittait Microsoft. A quand le rebond avec un "OS Social" ?

Il y a 4 ans Bill Gates quittait Microsoft. A quand le rebond avec un "OS Social" ?


Le 26 Juin 2007, Bill Gates prenait sa retraite en quittant ses fonctions opérationnelles chez Microsoft.(Article sur ZDNet)

Quatre ans plus tard, l' "ADN technologique" de cette entreprise a considérablement changé pour s'adapter à un nouveau monde: l'ère post-PC. La machine a cash WinTel et ses ventes croisées n'y est plus suffisante, voire nécessaire. C'est un monde où GreenSI aime bien passer son projecteur pour en faire ressortir le développement fantastique du Cloud, du Social et de la Mobilité, ses 3 dimensions principales.

L'analyse du cours de Bourse par rapport a ses principaux challenger de l'époque, sur une période de 5 ans, montre que ce cours n'a quasiment pas bougé (-1,54%). Quand le Nasdaq et Google ont fait 9% et 12%, et IBM 89%. Bon, on ne va pas s’émouvoir pour l'homme qui était en 2007 le plus riche de la terre avec une fortune évaluée à $51 milliards, mais si il avait eu des actions Apple il aurait fait +376% sur la même période (en fait même sur 2009-2012 uniquement). Sa fortune a quand même augmenté, à $61 milliards, malgré qu'il ait beaucoup donné a sa fondation (plus de $30 milliards), mais ce n'est donc pas grâce a ses actions Microsoft.

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L'enjeu immense pour Steve Ballmer, son successeur, est bien la reconfiguration de l'ADN technologique de Microsoft. Reconfiguration qu'il a engagé avec :
  • Azure, le Cloud interne qui devrait absorber une offre logicielle menacée de partout par le SaaS, Salesforce, SAP et même Oracle qui a récemment rejoint la bande,
  • La mobilité avec WindowsPhone7,   le rachat de Skype, ses liens avec Nokia, et entre autres le tout nouveau Lumnia 900 jugé par les Geek supérieur à l'iPhone (même Siri le disait aussi avant qu'Apple ne change la réponse de son interface vocale...) et bientôt les tablettes Windows8 qui devraient être annoncées  d'ici la fin de l'année (peut être le 18 Juin?).
  • Mais coté social, c'est encore fumeux, voir pâteux. Sharepoint 2010 devait être une révolution... j'ai encore les slides! Même Microsoft n'y croit plus et mise sur Sharepoint 2013. Peut être, mais 3 ans pour sortir un produit sur un marché dominé par des start-ups qui produisent une version tous les 6 mois, ce n'est pas assez agile. Et ça c'est la nouvelle donne du contexte économique et des exigences des métiers. Sans parler de l'effort que doivent faire les entreprises pour migrer d'un Sharepoint 2007 à 2010, et maintenant 2013. Ce qui allonge d'autant le délais entre l'idée et le résultat mesuré sur le PC de l'utilisateur.
Pour accélérer le social, la rumeur court que Microsoft achèterait Yammer (Article). Une start-up très prométeuse qui venait de lever $85 millions en Février, mais qui visiblement serait prête a vendre son destin a Microsoft. Cet apport de compétences et de technologie sera t-il suffisant pour sortir Microsoft de l'ornière dans lequel il s'en embourbé dans le social ? Car sur le marché de l'entreprise, Salesforce n'a pas attendu pour intégrer du social à son offre CRM, et IBM a en main les briques d'un poste de travail collaboratif d'avenir, quand Microsoft nous parle encore d'email (exchange, outlook) et de gestion documentaire (sharepoint). GreenSi est certes un peu sévère, mais on en attendait plus d'une entreprise comme Microsoft qui a accompagné la rupture de l'informatique centrale à l'informatique individuelle. Et puis plus rien.

Yammer est une plateforme sociale de partage de contenus et de travail collaboratif "à la Facebook" qui préfigure peut être le poste de travail collaboratif de demain en entreprise. D'ailleurs dans le récent billet de GreenSI (très apprécié par les lecteurs de ZDNet et je vous en remercie) sur le "Poste de travail collaboratif 2.0", Microsoft était le grand absent, mis à part la recherche, avec Bing, qui évolue dans le bon sens mais n'est pas une offre pour l'entreprise mais pour le grand public.

Avec Yammer, dont une des forces est l'intégration de ce flux social avec d'autres applications dont Dynamics le CRM de Microsoft et Sharepoint, la vision du poste unifié se rapproche. Etce poste unifié c'est un peu l'avenir de l'OS et de Microsoft. Car l'ADN d'un '"operating system" classique (windows) dans un monde où les ressources à mobiliser ne sont plus les disques durs, les ports USB et les imprimantes, mais les salariés et les ressources de connaissance, le tout dans le Cloud et via son smartphone, n'a plus une très grande utilité.

En revanche le "Social OS" c'est certainement cette capacité a donner à chaque employé les moyens de jouer à l'unisson la partition de l'entreprise collaborative... sans utiliser son email !

 

Donc pour GreenSI, Yammer est certainement un formidable accélérateur de l'ADN social de Microsoft. Avec Windows 8 amenant la couche ergonomique et mobile (bien réussie, GreenSI adore), et Azure, une stratégie Cloud pour dépoussiérer son offre logiciel et remettre "dans la soute" les plateformes techniques devenues des comodités, Microsoft retrouverait un discours crédible pour accompagner l'entreprise et l'évolution de son SI.

Si cette acquisition se fait, elle pourrait peut être faire rebondir l'action sur le moyen terme et refaire passer M.Gates à la première place mondiale, non ?

samedi 9 juin 2012


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En Octobre 2011, à Oracle Open World, le virage vers le Cloud pour Oracle fut très marqué et remarqué par GreenSI ( Oracle adopte le Cloud).

Hier, c'est encore plus loin qu'Oracle nous emmène, avec la sortie officielle de Oracle Cloud (cloud.oracle.com) mise en scène par Larry Ellison lui même. Car l'enjeu est important pour cet acteur informatique engagé aussi bien dans le matériel avec Sun que dans le logiciel avec Oracle Applications et les infrastructures logicielles, base de données et Java pour n'en citer que deux. Tous ces produits sont dans la tempête amenée par le Cloud et au coeur de l'avenir du datacenter et de la mise à disposition des applications aux entreprises. Ce que Larry résume en disant qu'il veut faire au datacenter de l'entreprise ce que Apple a fait pour le grand public ("We're trying to do for the data center what Apple did for the consumer"). Belle ambition...

Le discours sur Fusion, architecture unifiée parfois "fumeuse", devenue "Confusion" dans les blagues de comptoir ces cinq dernières années, est donc maintenant plus clair. Fusion c'est l'avenir des suites logiciel: l'ERP dans le Cloud.

Au menu de ce lancement, Fusion CRM les applications de relation clients (déjà existantes) concurrentes de Saleforce .com, et Fusion HCM les modules de gestion des ressources humaines dont Oracle a fait l'acquisition. Rien de bien révolutionnaire dans cette offre, puisque toutes les enquêtes sur le Cloud montrent qu'avec la collaboration ce sont les applications les plus utilisées en mode SaaS. Cependant la promesse d'une meilleure intégration est faite et c'est bien une des limites actuelles du Cloud quand on a plusieurs fournisseurs pour plusieurs applicatifs. Au delà de l'intégration dans un annuaire unifiée, l'intégration entre applications est difficile. Un sujet que les DSI vont donc suivre avec attention, surtout celles qui ont déjà dune partie de leur ERP chez Oracle. Et comme le discours d'Oracle laisse encore la place au "on premise", c'est à dire à l'informatique hébergée dans le datacenter de l'entreprise, cela ouvre la porte a des scénarios de migration vers le Cloud plus progressifs.

Coté collaboration, je passerai sous silence le réseau social d'Oracle encore confidentiel, mais qui sera peut être une brique intéressante pour la "socialisation des applications", ce que Salesforce fait déjà avec Chatter, et qui va être un sujet déterminant pour l'évolution des ERP et du poste de travail.
Plus différenciant pour un éditeur, Oracle annonce aussi de l'infrastructure avec Java pour le développement d'applications sur le Cloud et une base de données dans le Cloud. Ce qui fait dire à GreenSI qu'il y a un réel potentiel pour les DSI derrière cette approche qui répond à l'hétérogénéité progiciels + développement spécifiques, que l'on retrouve dans nos systèmes d'information.
Mais comme toujours avec ces grandes messes marketing, laissons retomber les paillettes, et scrutons à l'horizon la réponse de notre champion européen du logiciel, SAP. Lui aussi engagée dans la même aventure, avec entre autres, l'acquisition de succesfactors, une suite RH dans le Cloud. Car c'est lui qui a été visé par Larry Ellison hier. Et pour cela, Larry s'est même converti a Twitter et a lancé son premier tweet, dans un style offensif et très personnel

 

Nous attendons avec impatience l'annonce de la suite de cette stratégie, des prochains modules applicatifs Fusion et des succès de déploiement en entreprises. En tout cas le dernier des "cloudsceptiques" a l'air d'être tombé et GreenSI, qui va suivre ses tweets avec grand intérêt, lui souhaite plein de followers...

samedi 2 juin 2012

BYOD: et si finalement ce n'était pas le problème de la DSI...

BYOD: et si finalement ce n'était pas le problème de la DSI...


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Le Clusif - Club de la Sécurité de l'Information Français - s'est penché sur le phénomène du BYOD - Bring Your Own Device - c'est à dire l'utilisation en entreprise d'outils numériques amenés (Bring) ou achetés (Buy) par les salariés.

Sans surprise, le Clusif identifie avec cette pratique des risques sur la sécurité de l'information et du système d'information. Que ce soit avec les ordinateurs, les smartphones, les tablettes numériques ou même les disques durs externes, cette pratique augmente le risque de perte ou de vol de données professionnelles mais aussi personnelles.

Imaginez par exemple qu'une tâche d'exploitation de la DSI écrase les données personnelles du salarié. Ou le disque externe contient du contenu illégal ? Quelles sont les responsabilités? Comment les prouver?
Et si le matériel est détérioré dans l'entreprise, on répare? Ou volé au domicile ou dans l'entreprise, qui paye?

En épluchant les recommandations du Clusif on prend vite conscience de l'importance du risque juridique et organisationnel, pas toujours simple a qualifier et encore moins a mitiger simplement. Car le salarié va partager un bout de son "chez soi numérique" avec l'entreprise et cela demande des règles et une certaine organisation. Privé et pro qui s'entrelacent, on fleurte très vite avec la vie privée et la traçabilité des salariés ou l'équité (entre ceux qui peuvent en bénéficier par rapport aux autres). Des sujets toujours sensibles dans l'entreprise et pour les organisations représentatives du personnel sans parler de la loi informatique et libertés.

Pour GreenSI, tout cela n'est pas sans rappeler le télétravail, où le salarié finalement partage un bout de son "chez soi physique" pour assurer les missions de l'entreprise. Quand l'informatique lui est nécessaire, c'est généralement un VPN qui arrive chez lui et permet au salarié d’accéder aux applications. Et d'ailleurs pas toujours avec une machine fournie par l'entreprise... le BYOD n'est pas nouveau. Le télétravail est une démarche qui demande une préparation des télétravailleurs, un aménagement de leur espace de travail, et une nouvelle organisation du travail et de sa vie privée.
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Le parallèle avec le télétravail suggère donc pour le BOYD: des règles discutées en commun, un espace pour les données de l'entreprise dans l'équipement personnel et... des compromis. Car, par construction, c'est bien un équilibre qu'il faut trouver entre: entreprise et salarié, pro et perso, sécurité et agilité, espace de liberté et sécurité absolue, diversité ou homogénéité,... "Equilibre", une notion pas toujours comprise par les approches techniques et sécuritaires, plus enclines à poursuivre le zéro défaut.

Et au bout du compte, les études montrent que la satisfaction des télétravailleurs est au rendez-vous (96% poursuivent leur expérience) et la productivité pour l'entreprise aussi. Le succès du BYOD est prévisible pour ceux qui vont le choisir (et non le subir) et des études circulent sur les économies qui peuvent être faites dans l'entreprise en reportant une partie des coûts et du support sur le salarié.

La mauvaise nouvelle avec cette analogie, c'est que le télétravail en France stagne: 12,4 % des salariés français télétravaillent au moins huit heures par mois en 2012 (9% en 2010). Le principal frein étant le management intermédiaire qui doit revoir ses méthodes et son fonctionnement avec les télétravailleurs. Des questions culturelles puisque la moyenne est à 18% en Europe. 

Pourtant les salariés sont demandeurs et leur environnement de travail devient plus affectif, ils y trouvent un plaisir... comme avec les tablettes et les smartphones, avec lesquels certains salariés ont un lien émotionnel fort. Et l'un des freins techniques actuels au BYOD, ce sont les méthodes de la DSI. Une DSI qui a réussi ces dix dernières années a centraliser et a industrialiser la gestion de ses postes et des configurations pour maîtriser son TCO, et doit donc tout revoir à la lumière du BYOD. Et ne nous leurrons pas, les transitions coûtent, même si il y a des économies potentielles au bout du tunnel.

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Comme le télétravail, le BYOD risque de devenir un succès mais surtout un casse tête pour toute l'entreprise. Avec peut être au bout du compte, une modification des contrats de travail et des chartes d'utilisation des outils informatiques ou du règlement intérieur. Bref "du lourd" qui va impliquer la DRH et le juridique, donc pas que la DSI.

Les questions d'accès aux données qui sont au centre des débats actuels, vont peut être passer au second plan. Surtout que les salariés ne demandent pas nécessairement l'accès a tous le SI mais principalement aux applications collaboratives (mails, documents) et quelques applications de validations de workflow (congès?...) souvent déjà en mode web. La tâche n'est pas insurmontable si on ne cherche pas a trop généraliser le sujet mais plutôt a le découper: segmentation des usages et des utilisateurs.

Alors si votre DG vous parle de BYOD et vous demande pourquoi il ne peut pas encore lire ses emails avec son iPad, répondez lui que c'est une excellente question, un vrai projet d'entreprise et que vous attendez vous même les instructions de la DRH et de la Direction Juridique. Cela vous laissera le temps de préparer vos équipes car on y échappera pas...

NB : Le site du Clusif pour les adhérents et télécharger les présentation de la journée de conférences:  http://www.clusif.asso.fr/
L'accès à la synthèse disponible pour tous : Synthèse BYOD Clusif