mercredi 15 août 2012

Quels fournisseurs pour le poste de travail de demain?

Quels fournisseurs pour le poste de travail de demain?

Louis Naugès est un professionnel du secteur informatique, un entrepreneur du Cloud, un conférencier hors pair et pour les spécialistes celui qui a forgé le mot "bureautique" (office automation) à la fin des années 70.
Une bureautique qui s'est développée en même temps que la micro-informatique pour les particuliers et l'informatique professionnelle et qui a été pendant longtemps le seul trait d'union entre le grand public et les entreprises.

Aujourd'hui, avec le développement du Cloud, la convergence concerne beaucoup plus de domaines, notamment les outils collaboratif incluant les réseaux sociaux et pour certaines le poste de travail avec le BYOD - Bring Your Own Device - abordé par plusieurs billets de GreenSI, quand les salariés souhaitent utiliser leur propre terminal pour l’accès au SI.

Ce poste de travail est aujourd'hui le terrain de toutes les batailles :
  • Est-ce que le terminal utilisé sera un smartphone, une tablette, un PC, une TV?...
  • Quels système d'exploitation sera dominant? iOS auquel personne de croyait il y a 4 ans, ChromeOS qui a réussi son lancement?...
  • Quel navigateur sera utilisé, en entreprise, par les particuliers?
  • Quel processeur va délivrer la puissance de calcul ?
  • Quelle plateforme choisiront les développeurs pour leurs applications?

Des questions qui n'avaient aucun sens dans le monde « WinTel » que l'on quitte et dans lequel les DSI n'avaient qu'a déployer un « Master » unique sur les quelques machines prévues contrat cadre. La seule question qui revenait tous les 3 ans était de savoir si on allait déployer ou pas la nouvelle version de Windows.

Cette époque « facile » est malheureusement révolue. L'arrivée de nouvelles solutions, de nouveaux acteurs, d'une mobilité généralisée, de la marginalisation d’anciens fournisseurs leaders, la remise en cause de dogmes vieux de plus de 20 ans... c'est le grand « chambardement » qui se prépare autour du poste de travail professionnel et dont Louis nous parle avec 5 articles sur son blog.

Alors bonne lecture car c'est le moment de décider avant de déployer machinalement Windows 8 sur tous vos postes, et en plus c'est passionnant:
  • Première partie : La situation actuelle, en 2012, du marché informatique pour les postes de travail.
  • Deuxième partie : Les guerres sur les marchés des processeurs et des familles d’outils d’accès.
  • Troisième partie : Les guerres sur les marchés des OS et des navigateurs.
  • Quatrième partie : Le point de vue des développeurs d’applications professionnelles.
  • Cinquième partie : La stratégie d'Apple, de Google et de Microsoft.
NB: De façon complémentaire, GreenSI a abordé le thème du poste de travail collaboratif en mode agile pour traiter des fonctionnalités attendues par les collaborateurs et les particuliers, futurs utilisateurs de ces postes de travail.

vendredi 10 août 2012

Et si on travaillait au quotidien avec les outils sociaux ?

Et si on travaillait au quotidien avec les outils sociaux ?

Quand vous utilisez les réseaux sociaux il y a une question qui revient souvent dans les discussions avec ceux qui ne les utilisent pas: comment tu trouves le temps pour ça?
A croire que ces réseaux ont été pensés pour des ados qui sèchent les cours ou des retraités qui jouent avec leur nouvelle tablette et qui sont fans de publicités personnalisés...
Pourtant, après 2 ans d'utilisation de plusieurs outils sociaux, je constate que dans le secteur informatique, il y a des usages professionnels à l'utilisation des réseaux sociaux. Et au quotidien!
D'où l’appellation "d'outil social" que je préfère, puisque le mot outil signifie le prolongement de la main pour nous assister à réaliser une tâche et qui suggère aussi qu'a une tâche donnée, il y a un outil adapté.

Avec Twitter, prenez le pouls de l'industrie informatique

Twitter, le premier de ces outils pour GreenSI, compte 500 millions d'utilisateurs à mi 2012, dont 7,3 millions en France. Il y a un an, mon billet précédent sur Twitter en recensait 3,3 million, soit 120% de croissance. Je n'ai aucun chiffre pour le prouver et juste mon retour d'expérience, mais l'informatique est bien représentée sur Twitter. Donc les utilisations professionnelles dans ce secteur, ont déjà certainement la masse critique d'utilisateurs pour être efficaces, car la clef du réseau c'est le nombre. La fameuse loi de Metcalfe qui dit que la valeur d'un réseau est proportionnelle au carré de son nombre de participants.
Quand vous envoyez un email a une personne, ELLE va y répondre, mais vous ne savez pas QUAND.
Quand vous envoyez un tweet a votre communauté, ON va vous répondre, mais vous ne savez pas QUI.
Twitter est donc l'outil de ceux qui veulent l'information dans l'instant, sans être précis sur qui la donne. Vous pouvez ensuite valider sa pertinence. Et comme "Time is money" cela peut parfois avoir plus de valeur que d'attendre plus longtemps, mais pour cela il faut un grand nombre de "followers" (de gens qui vous suivent).
Pour simplifier c'est le nombre de vos followers qui fait que votre tweet sera lu ou pas (en second l'heure de l'envoi). Car sur Twitter, vous regardez les tweets du moment, voire de 1 à 2h avant. Vous ne lisez donc pas tous les tweets émis par ceux que vous suivez, et ne cherchez surtout pas à le faire (contrairement à l'email). Donc pendant la journée, statistiquement seulement 16% (2h/12h) de vos followers risquent de voir votre tweet (si ils sont sur le même fuseau horaire).
 Et de ces 16% qui l'ont probablement vu, peut être 5% ont envie de répondre. Donc au mieux 0,8% (5% de 16%) de vos followers peuvent répondre. En conséquence, si vous avez 125 followers il est probable qu'il y en ait un (0,8% de 125) qui vous réponde. Pour augmenter cette probabilité, le mieux est encore de tweeter plusieurs fois le même message à des heures différentes ou de demander à votre réseau de le faire pour vous (Re-tweets). Par expérience en ce qui me concerne, c'est vers 400-500 followers que j'étais presque sûr d'avoir au moins une réponse à un de mes tweets.
Twitter est donc très adapté pour prendre le pouls de l'industrie informatique. A commencer par la veille, qu'elle soit technologique ou sur les acteurs. Mais je préfère dire "être dans l'actualité" que "veiller". Car la veille est passive et Twitter est actif, car on peut rentrer en contact directement avec ceux qui font l'information et on peut même engager la conversation avec eux. Et c'est bien l'objectif que d'engager la conversation avec vos followers, surtout si vous voulez en augmenter leur nombre.
Alors pour quels usages utiliser Twitter dans le secteur informatique?
Je le résume par enrichir sa valeur et sa performance avec celle de son réseau, avec entre autres:
  • L'actualité informatique n'a plus de secret pour vous, votre réseau vous indique les articles à lire
  • Twitter gomme les frontières d'une industrie mondiale. Vous pouvez suivre la Silicon Valley pour les start-ups et le Japon pour les robots
  • Vous avez un doute sur un choix de logiciel, un nouvel acronyme,... demandez a votre réseau!
  • Identifiez rapidement les experts sur les sujets important pour vous, et suivez les
  • Les conversations vous permettent de rencontrer des gens qui sont autant de futurs partenaires: clients, fournisseurs, investisseurs...
  • Suivre un salon sans y assister, rien qu'en suivant ce que disent ceux qui y sont (via son # hashtag)
  • Développer du trafic pour un blog thématique ou d'entreprise important pour vous ou votre activité,
  • Envoyer un message en direct a quelqu'un qui vous suit, c'est comme un mail mais en plus court
Et pour finir cette liste non exhaustive, voici une anecdote personnelle. Lors d'un brainstorming interne auquel je participais, un directeur me demande si j'avais posé la question sur Twitter. Ce que je fit immédiatement et généra dans les 10mn des idées proposées par mes followers. Chaque réponse venant de Twitter fut alors inscrite sur des post-it avec celles qui venaient de la salle. Cela fit prendre conscience de façon très concrète du potentiel d'innovation externe à l'entreprise disponible via le réseau des salariés.

Quels gains peut-on en tirer alors? Paradoxalement un gain de temps et une plus grande efficacité pour les tâches relationnelles ou de recherche d’information.
Certes il faut aussi compter le temps passé à la construction du réseau, mais une fois que vous l'avez, plus vous l'utilisez, moins cela vous a couté. Et c'est certainement cela la différence entre ceux qui utilisent et ceux qui n'utilisent pas: une marche a franchir qui demande motivation et énergie. Mais une fois franchie, on se demande comment on faisait avant et l'avantage acquis sur ceux qui ne l'ont pas franchie est loin d'être négligeable.

LinkedIn et Viadeo, la base mondiale de compétences

 
Avec plus de 160 millions de membres dans plus de 200 pays, LinkedIn s'impose comme le premier réseau professionnel mondial. Bien sûr il y a aussi Viadeo, avec plus de 40 millions de membres, une croissance plus faible mais un réseau très représenté en France a cause de son origine. Les deux ont fait évoluer leur interface en 2012, intégré des flux d'information, et ressemblent de plus en plus à un "Facebook pour les professionnels". Alors comment les exploiter?

LinkedIn et Viadeo vous maitrisez depuis quelques années. On y met son CV, et on garde le contact avec les personnes connues en se disant que ça pourra toujours servir. Investissement faible, utilisation faible (1 fois par semaine en moyenne) mais un potentiel important en cas de besoin, pour trouver un nouveau poste ou un nouveau collaborateur par exemple. Votre réseau se construit un peu tous les jours, à chaque rencontre de client, partenaire ou de fournisseur envoyez une invitation le jour même. Vous serez surpris de constater que la grande majorité de vos contacts dans l'industrie informatique sont sur l'un des deux réseaux, voire les deux. C'est une aide précieuse pour la mise en relation future qui en est ainsi facilitée.
Une fois votre profil mis à jour de vos compétences, quels sont les usages professionnels? :
  • déjà d'être identifié comme ayant des compétences dans des domaines qui intéressent d'autres entreprises,
  • l'utiliser pour vous même rechercher les compétences qui vous manquent dans vos projets. A la clef pas nécessairement une embauche, mais tout simplement... un bon repas! Et oui, de nombreuses personnes acceptent très facilement de parler de leurs projets et de leurs expériences, alors si ils ont vécus les difficultés qui sont devant vous, invitez les à déjeuner cela vous reviendra souvent moins cher qu'une journée de conseil.
  • rentrez dans un groupe actif sur un sujet qui vous intéresse et participez aux discussions. Comme sur Twitter, l'information s'échange entre les membres, que ce soit les dernières actualités ou des débats plus pointus
  • suivez les fiches entreprises de LinkedIn permettent de regarder les sociétés qui recrutent, toujours un indice intéressant avant de vous engager avec une société ou pour trouver un nouveau client
  • Et pour une entreprise donnée, on peut savoir d'où viennent en majorité ses nouveaux embauchés et où ils vont après avoir quitté la société. Très instructif sur les tendances des progiciels qui commencent à vieillir
  • Bien sûr tout cela n'a pas échappé a LinkedIn et un système de suivi avec réception d'alertes (pour l'instant gratuit) peut être mis en place. Il existe des fonctions payantes pour l'aide au recrutement
Et quels gains peut-on en attendre?
Certainement une plus grande efficacité par une meilleure connaissance des acteurs de votre secteur.
D'autres outils sociaux peuvent être très utiles pour votre efficacité professionnelle dans le secteur informatique:
  • pour rechercher via des moteurs spécialisés,
  • pour trouver des dates et monter une réunion,
  • pour organiser des évènements comme des présentations de produits,
  • pour partager des présentations,
  • pour suivre les tendances de recherche des internautes,
  • pour tenir un blog professionnel,
Mais nous verrons cela dans un prochain billet. Alors sans attendre ce prochain biller, profitez de l'été pour redécouvrir Twitter, LinkedIn et Viadéo, développer votre performance relationnelle et affuter vos outils sociaux pour la rentrée !

jeudi 2 août 2012

Transformers 4 à la DSI (partie 2): Innover et connecter

Transformers 4 à la DSI (partie 2): Innover et connecter

Résumé de la partie 1

Le SI et la DSI sont l'objet de transformations majeures. Un peu comme les "Transformers", ces sympathiques voitures à l'apparence normale mais qui se transforment en robots dès que la planète Entreprise est en danger. Bon je sais, c'est un billet d'été à la comparaison "légère", mais ces engins doivent quand même nous permettre de prendre de l'altitude et de mieux apprécier les forces et ruptures qui forgent l'évolution des SI et de la DSI, dont GreenSI parle régulièrement dans ses billets.
Une transformation qui se joue sur 4 fronts.

Alors Bienvenue dans "Transformers 4" déjà à l'affiche à la DSI !
 
(quand au vrai film, il sortira en Juin 2014) 

Partie 2
Cette seconde partie jette son projecteur sur deux transformations majeures et récentes en cours à la DSI: les clients de l'entreprise demandent une informatique innovante et la révolution des utilisateurs connectés.
  • les clients (Produits & Services) : l'innovation permanente et le rôle des technologies de l'information font que dans un nombre toujours plus grand d'industries, le SI est incorporé aux produits et aux services de l'entreprise. Le SI sert des clients de plus en plus mobiles et la DSI est un acteur de l'innovation... et defacto aussi du service après vente, en lien direct avec les clients.
  • les utilisateurs (Poste de travail): La "consumerisation de l'IT" a généré une plus grande maturité des utilisateurs, habitués à une innovation permanente pour leur informatique individuelle et une grande personnalisation de leurs outils, ils sont toujours connectés. Quand les moyens mis à disposition par la DSI ne suivent pas leurs attentes, la frontière du SI se déplace entre la DSI et les utilisateurs.

 

Des clients qui réclament de l'innovation technologique sur le front des produits & services de l'entreprise

Dans ce domaine, les leviers de la transformation sont le "time to market", c'est à dire la vitesse de sortie des nouveaux produits et services et la "valeur" que les clients en tirent tout au long du cycle de vie de ces produits.
Les différents secteurs économiques seront tous concernés, peut être plus ou moins vite, mais la tendance long terme est claire. Si le produit lui même ne se numérise pas, les services autour du produit eux sont de plus en plus numériques (GreenSI a inventé "digivorer" pour dire "dévoré par le numérique").
A l'instar de l'exposition StarWars Identité en ce moment à Montreal, où chaque visiteur ressort de l'exposition avec le mini site web du personnage qu'il a créé pendant l'exposition et qu'il peut partager avec son réseau social. Et tout ça pour le prix du billet d'une exposition, qui se prolonge donc dans le temps (après la sortie) et dans l'espace (en dehors du musée)... via Internet.
Alors pourquoi pas :
  • un T-shirt qui arbore fièrement votre dernier Tweet,
  • une poupée qui pleure quand elle a faim et met à jour toute seule son statut Facebook,
  • des chaussures qui mesurent vos pas en permanence et vous conseillent via un espace sport/santé personnalisé sur internet
  • ou une barquette de fruits qui vous montre son parcours depuis le producteur rien qu'en passant dessus votre téléphone portable.
Les produits à venir vont intégrer des capteurs, avoir des identifiants numériques (QR code, RFID, NFC,...) produire des données, être reliés à des sites web et certainement au système d'information. C'est là que la DSI entre en scène pour leur conception et participer à ces innovations.
Parmi ces extensions numériques des produits, deux méritent dès maintenant un intérêt de la DSI:
  • L'extension "sociale": les équipes en charge des médias sociaux vont être les premiers a faire tomber les barrières du SI pour empêcher l'accès aux réseaux sociaux et parfois même à Internet. L'accès à Facebook et aux autres réseaux sociaux depuis un poste de travail est maintenant une obligation pour suivre son image, garder la relation avec des clients en difficultés, répondre aux réclamations...
    Avec l'augmentation du nombre de salariés en prise directe avec des clients ou fournisseurs, la DSI n'aura donc plus le monopole de la fourniture du canal de communication (l'email)
     puisque de multiples formes existent et vont se développer pour être disponibles aux salariés à des fins professionnelles. Et les interdire n'aurait aucun sens quand c'est les clients qui choisissent de les utiliser. Alors la seule question c'est comment les gouverner?

    Mais, comme cette poupée qui a sa page Facebook personnelle pour interagir avec la petite fille qui l'a achetée, les produits pourront aussi avoir une "identité sociale" et eux aussi communiquer directement sur les réseaux. Bien sûr tout ceci sera automatisé par les ordinateurs de l'entreprise, en fonction des informations et paramètres reçus de la poupée, qui vont produire ces interactions. On mesure donc l'immensité du champ d'utilisation de ces objets reliés à internet qui vont étendre le SI vers les clients. La bascule récente à IPv6 (évolution du codage internet de 32 à 128 bits), avait justement pour objectif de répondre à la saturation des adresses IP et de permettre l'enregistrement de ces milliards d'objets connectés qui arrivent.

  • L'extension "mobile": qu'on soit en B2B ou B2C, les clients de l'entreprise vivent sur une "planète mobile". Ils sont équipés de téléphones et surtout de smartphones reliés à Internet. Leur premier lieu d'utilisation est le domicile (98% l'utilisent en France - selon une étude de Google). De même 75% des tablettes sont utilisées en Wifi, au domicile ou dans un lieu public. Comment exploiter ces "moments de connectivités" pour qu'ils découvrent les produits de l'entreprise, les achètent ou les utilisent mieux via une assistance client permanente?
    C'est une question dont la réponse passera certainement par la connexion en permanence de milliers d'équipements aux plateformes mobiles que la DSI va mettre en place.

    Et si la DSI déploie déjà elle même des équipements mobiles connectés, comme des distributeurs, du mobilier urbain, ou des compteurs intelligents pour développer de nouveaux services numériques, la maturité de l'accès internet et de nouvelles offres M2M (machines to machines) amènent une alternative à coût réduits par rapport aux réseaux privés jusque la réservés aux grandes entreprises. Une opportunité pour la DSI mais aussi menace pour l'entreprise avec l'apparition de nouveaux acteurs exploitant ces opportunités technologiques et auxquels il faudra répondre.

Les DSI qui vont embrasser ces transformations vont donc vouloir étendre le périmètre du SI actuel avec plateformes mobiles et des plateformes internet, capables de gérer cette augmentation et cette "atomisation" des relations entre les clients et l'entreprise.
Elles vont devoir aussi repenser des systèmes de communication et de collaboration, peut être un peut trop cloisonnés par canaux: centre d'appels, mails internes, mails externe, téléphonie "administrative",.... qui vont s'adapter à ces nouvelles relations et à de nouveaux utilisateurs.

 

Des utilisateurs toujours connectés et même un peu "Geeks"

Dans ce domaine c'est le fameux "effet whaou !" qui amène un changement pour la DSI. "Whaou", ce cri que pousse un utilisateur en déballant et mettant en service (tout seul!) son nouvel iPad, sa Galaxy Tab 2 ou son Nokia Lumnia 900, chez lui. Un cri que l'on entend rarement dans les couloirs de l'entreprise avec le déploiement des nouvelles applications...
Et aussi un utilisateur qui attend en priorité qu'on lui simplifie sa vie car l'entreprise se complexifie et la vie économique s'accélère pour tout le monde. Le SI doit l'aider a répondre à cette évolution, pas créer de nouvelles complexités.
Les leviers de la transformation sont donc ceux qui vont permettent à la DSI de continuer à satisfaire des utilisateurs plus exigeants.. et surtout de savoir les utiliser car finalement, ces utilisateurs, ils adorent le "self-service" car ils le pratiquent déjà chez eux. Deux sujets qui méritent dès maintenant une attention particulière de la DSI dans ce domaine:
  • Le BYOD - Bring You Own Device: Le premier lieu d'utilisation des smartphones est le domicile mais le second c'est le bureau pour 78% des utilisateurs en France, plus que dans les transports (64%). Le phénomène va s'amplifier avec les tablettes numériques au fur et à mesure de leur diffusion. Et si les salariés arrivaient avec leur propre équipement? Après tout, il n'y a pas si longtemps l'entreprise nous fournissait aussi les blocs notes, les crayons, les chemises... La question pour la DSI n'est plus alors de fournir un matériel mais de raccorder des utilisateurs en mode professionnel et d'offrir un service d'accès pour les besoins personnels

  • Le marketing des services: Amorcé avec ITIL, le rôle de la DSI comme une direction support au service des BU, des métiers ou des utilisateurs n'est pas nouveau. Elle a écrit ses processus et a normalisé son offre dans un catalogue de services. En revanche, le développement d'alternatives aux services de la DSI, va conduire a développer un véritable marketing autour de ces services, pour faire mieux connaître et préférer les offres internes quand elles sont plus pertinentes. C'est aussi l'occasion de s’intéresser aux usages et d'inciter a développer les bons et abandonner les mauvais.
    Ainsi, du poste de travail, aux outils collaboratifs en passant par la téléphonie, il sera de plus en plus difficile d'avoir une offre homogène "one size fits all". La segmentation des utilisateurs et des usages accompagnera ce marketing des services de la DSI.
Sur le front des clients et sur celui des utilisateurs, la transformation de la DSI est donc aussi bien engagée. GreenSI commence même à penser qu'il y aura en partie une convergence entre l'informatique professionnelle et grand public à cause de ces transformation, mais ça c'est pour un prochain billet.

Alors dès la rentrée, gardez la carte Green SI dans un coin de votre bureau pour penser aux principaux leviers des Transformers 4.

Lien vers la partie 1