samedi 28 décembre 2013

GreenSI  : Best Of 2103

GreenSI : Best Of 2103

Voici venu le temps des "best-of". Impossible de les rater, pour le meilleur ou pour le pire !

Cette année GreenSI a décidé de vous proposer  de retrouver les articles de www.greensi.fr ou dans GreenSI sur ZDNet, qui ont eu le plus d'impact en se basant sur les statistiques de lecture cumulées et le rebond sur les réseaux sociaux. Sur les 52 articles publiés, voici une sélection des 12 que vous avez le plus aimé.

D'une certaine façon leurs thèmes marquent l'année 2013 et nous serons curieux de suivre l'évolution de ces sujets en 2014. Alors bonne lecture ou re-lecture pour les plus fidèles d'entre vous:


CRM, social CRM: de la petite déception à la grande confusion?

La DSI continue de se transformer :

La collaboration en entreprise est toujours en évolution :
DSI@HOME: la nouvelle rubrique 2013 pour parler de l'informatique domestique et de l'internet des objets a intéressé :
La transformation numérique est en marche dans toutes les industries :
A bientôt en 2014 !




mercredi 25 décembre 2013

SEPA: c'est pas prêt!

SEPA: c'est pas prêt!

SEPA, pour Single Euro Payments Area, c'est la concrétisation d'un espace de paiement unifié et l'harmonisation des moyens de paiement en euro (virements, prélèvements, carte bancaire). Même dans les États de l'Union européenne n'ayant pas l'euro comme monnaie, plus Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l'Islande.

À l'intérieur de cette zone dite SEPA, un paiement en euro entre deux membres, devra être traité avec la même rapidité, la même sécurité et dans les mêmes conditions qu’un paiement domestique. Une victime collatérale de ce nouveau système, sera l'abandon de notre bon vieux RIB au profit de l'IBAN, une identification des comptes plus internationale.

Comme la majorité des traitements sont aujourd'hui informatisés entre les banques, et entre les entreprises et les banques, SEPA c'est pour toutes les entreprises un projet de préparation  du SI, à minima des données bancaires.

Certes des virements SEPA sont proposés par les banques depuis 2008, des prélèvements depuis 2010, mais au 1 février 2014 seuls les paiements SEPA seront acceptés. Donc tous les autres paiements à un format "non SEPA" seront purement et simplement rejetés à partir du 1er février.
Dans moins de 40 jours...



Mais alors SEPA, c'est pour toutes les entreprises? Oui, SEPA c'est pour toutes les entreprises, les petites et les grandes, ...

D'où peut-être un certain début de nervosité de la Banque de France qui multiplie les signaux d'avertissement. Car même si la situation pour les virements (uniquement domestiques pour les opérations de détails) peut sembler préoccupante avec 33% des virements encore non compatibles SEPA qu'il va falloir traiter en 6 semaines, ...



L'avancement semble présager une plus grande "apocalypse" pour les prélèvements avec seulement 13,48% des prélèvements conformes à fin novembre. Donc le risque que plus de 80% des prélèvements soient rejetés...
 


La mise à jour des SI serait en retard, même chez les grands opérateurs qui ont commencé les travaux au moins en 2010. Car dans les premiers calendriers la BCE proposait une migration au plus tard le 31 décembre 2012.

Et à ce retard de ce qui ne sont pas encore arrivés s'ajoute les premiers bugs de ceux qui ont déjà migré et donc modifié leurs chaines. Comme chez EDF qui a envoyé aux banques des ordres de prélèvement mal conçus, et donc qui ont été rejetés. Les 41.300 clients concernés n'ayant pas été prélevés se sont alors vus relancés pour non-paiement. Ce qui fait prédire a certains une avalanche de "bugs" liés a SEPA dans les prochains mois. 

Et a titre personnel, regardez bien vos relevés bancaires pour éviter les surprises.

Pourquoi tout ça?

Et bien sans trahir de grands secrets, un projet sur 3 ans avec des spécialistes, cela coûte a minima 400-500k€ et beaucoup plus pour ceux qui prélèvent ou virent vers des millions de clients. Pour une valeur métier très faible pour l'entreprise (ça marchait avant et ça doit marcher après).

La renégociation de (meilleures) conditions de traitement avec les banques pour les prélèvements pouvant offrir une possibilité de financer cette dépense, mais cela n'est à la portée de n'importe quelle entreprise. Il faut des volumes pour négocier. Au contraire les tarifs post-bascule de sa banque risquent de refléter des coûts plus élevés, pour amortir les coûts de transformation des SI. A moins d'aller taper à la porte de banques européennes voulant profiter de l'occasion pour capturer de nouveaux clients, c'est d'ailleurs tout l'intérêt d'une grande zone SEPA...

On a donc affaire a un projet "règlementaire" qui ne passionne donc pas les foules.

Et pourtant, même dans les PME ou les ETI, il y a du boulot. Car il faut mettre à jour les bases de données (clients, fournisseurs, et salariés) avec des coordonnées bancaires aux normes SEPA. Pour les fichiers de virements produits par l'entreprise (logiciels, développement internes...) il faut encore s'assurer de pouvoir les produire aux nouvelles normes sous peine de rejets le 1er février 2014. Donc a minima, de le tester... ou d'être joueur!
 

Des sites comme http://www.banques-sepa.fr/ permettent de trouver tous les renseignements utiles. De quoi remettre les DSI dans l'ambiance de l'an 2000, et de la bascule à l'Euro... souvenirs, souvenirs.

Au retour du réveillon 2013, beaucoup s'apercevront qu'ils ne sont pas prêts. Leurs banques et leurs éditeurs vont être noyés sous les appels de ces retardataires qui s'y prennent à la dernière minute. Alors on risque d'avoir besoin de beaucoup de System D ce début Janvier.

Des prestataires de services informatiques ou des banques vont certainement proposer aux retardataires des moyens pour gagner du temps, par exemple en assurant de l'intermédiation entre les fichiers non compatibles et fichiers SEPA.

Mais tous ces services qui peuvent éviter la catastrophe sur sa trésorerie, resteront des surcoûts en attendant l'adaptation de la chaîne au normes SEPA. Il faudra donc bien y passer.

Mais bon réveillon quand même, il reste encore un bon mois pour vous préparer et en cas de problème l'argument ultime pourrait être après tout  "SEPA moi" ;-)

dimanche 22 décembre 2013

Et si on incubait aujourd'hui le SI de demain?

Et si on incubait aujourd'hui le SI de demain?

Jeudi 19 décembre, une centaine de DSI membres de CIOnet France se sont retrouvés dans les locaux de Google, autour du thème de "Comment favoriser l'innovation?"
A un moment où la capacité à innover est de plus en plus considérée comme un différenciateur fort des entreprises, notamment dans l'étude récente du cabinet PwC, Global Innovation Survey conduite dans 25 pays.
L'écart se creuse entre la croissance sur 5 ans envisagée par les moins innovants (+20%) et les plus innovants (62%).

Une question de l'innovation qui concerne donc a DSI a double titre:
  • déjà parce que la DSI participe à la construction de l'entreprise numérique, quand le SI devient un puissant moyen de relations clients et de nouvelles offres commerciales. Et que cette construction repose souvent sur des innovations de ruptures.

  • mais aussi parce que l'innovation offre une alternative aux évolutions "mécaniques" (ou incrémentales) du SI et peut ouvrir de nouvelles voies pour contourner les impasses qui se présentent régulièrement à lui;

Incuber le SI de demain?

Au lieu d'aborder l'évolution du SI comme un processus linéaire, est-ce qu'on ne peut pas incuber aujourd'hui les idées qui nous permettront demain de contourner les multiples ruptures et impasses qui se présentent tous les 10 ans.
Des impasses comme la bascule du mainframe au client-serveur, l'arrivée de l'internet, du mobile, du cloud, du social, et demain du BYOD, des objets communicants...

Et puis là où on dépense 100% de son budget pour une V1 puis au moins 20% par an pour maintenir l'application jusqu’à son obsolescence, pourquoi ne pas miser 1% de son budget sur des idées, sans vouloir écrire un cahier des charges mais juste un problème à résoudre.

Puis y consacrer 5% en prototype. Et si elles sont prometteuses, elles pourront peut-être se révéler une alternative que l'on aurait certainement ratée en cherchant plus tard à juste résoudre la rupture.

Comment passer à l'action?

Et pour illustrer et passer à l'action sans attendre, plusieurs startups ont été invitées à ce congrès pour "pitcher" en 10mn leur projet et ce en quoi il répond à une future impasse du SI actuel :
  • Satelliz qui part du principe de la complexité de la supervision des SI dans un monde hybride (Cloud public, privé, ...) et du besoin d'extension 24/7 du support même pour des applications non critiques. Son approche réinvente la supervision en s'appuyant sur le Cloud, vous alerte en cas de besoin et vous propose même un service d'assistance pour la résolution des incidents.
  • Wikipixel qui part de la faille actuelle de nos SI a gérer les droits associés aux fichiers multimédia que ce soient des photos ou des vidéos. Alors que leur nombre augmente avec le développement des mobiles, et que le stockage interne commence a poser problème. Son approche s'appuie sur le SaaS pour proposer une gestion efficace et sécurisée, connectées aux terminaux mobiles,
  • MoTwin qui part du besoin d'avoir de plus en plus d'Apps reliées au SI en temps réel, comme pour passer des ordres de bourse ou faire un pari sportif depuis son mobile. Son approche réinvente la plateforme mobile et prend en charge les données temps réel et la gestion des contextes.
  • BIME qui part des besoins du décisionnel et de son inadaptation à l'ère de l'internet et demain du big data. Son approche propose ce que personne ne pensait possible, une "business intelligence" sous la forme de services, comme en SaaS.

  • Stormz qui part de la difficulté à faire un brainstorming efficace avec un grand nombre de personnes et développe une plateforme accessible sur internet ou sur tablettes, pour réinventer la collaboration.
    C'est cette solution qui a été utilisée par les DSI du congrès annuel pour produire et enrichir les idées sur la mise en place de dispositifs de co-innovation. A la fin de la séance, l'ensemble la matière produite était disponible au format électronique. Ça change des paperboards et des odeurs de marqueurs pendant des semaines en attendant de faire le compte rendu...
Car gardons en tête qu'une Startup n'est pas une entreprise comme les autres. Elle est fragile mais surtout agile, car elle doit trouver le modèle rentable avant d'avoir utilisé tous les fonds de son financement.
Cette agilité la DSI peut en bénéficier en travaillant dans cette phase de recherche avec elle. Une façon pour la DSI d'incuber des idées dans son environnement et avec un partenaire qui veut réussir, et vite.

En retour, la startup va mieux comprendre un besoin opérationnel, le fonctionnement des entreprises (de nos jours beaucoup de créateurs n'y ont jamais travaillé) ou pouvoir utiliser la référence d'une entreprise pour en convaincre d'autres.
Mais c'est surtout une rencontre entre femmes et hommes qui partagent une passion commune pour la transformation. Chacun avec ses propres armes. Une rencontre qui ne peut se faire que si on fréquente les mêmes lieux et parle le même langage.

Alors pour GreenSI, il est peut-être temps pour la DSI de laisser un peu de côté ITIL et CoBIT, et d'adopter les mots de l'innovation ("pitch", "networking", "Moonshot thinking", "Open Labs", "brainstorming"...) et de fréquenter les lieux où les startups poussent (incubateurs, pôles de compétitivité...)
Car il est temps aujourd'hui de commencer à incuber le SI de demain.
Comment favoriser l’innovation ?
- Quels sont les freins à l’innovation, pourquoi existent-ils et comment les dépasser ?
- Quelles les clés de la co-innovation? - See more at: http://blog.cionet.com/category/cionet/fr/#sthash.BAZOoTtT.dpuf
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lundi 16 décembre 2013

eCommerce: ou comment vous allez adorer payer!

eCommerce: ou comment vous allez adorer payer!

Actualité riche cette semaine dans le domaine des paiements et des innovations pour le futur du commerce et du ecommerce. Mais une actualité pas toujours facile a décoder car il manque encore une vision d'ensemble des modèles dominants qui vont s'imposer et devenir aussi universels que notre bonne vielle carte bancaire.

En attendant, chaque acteur cherche a pousser le sien. Car on est clairement dans un marché tiré par l'offre et pas toujours par la demande. GreenSI en veut pour illustration la lente pénétration des usages autour du paiement par SMS par exemple, comme à Mulhouse pour payer son parcmètre. Malgré l'usage intensif du SMS, les clients ne sont finalement pas encore tous demandeurs de changer leurs habitudes, la conversion est donc lente.

Et puis les technologies se bousculent au portillon, alors laquelle choisir?: SMS, Wifi, 3G, NFC, Bluetooth, applications mobiles, ...

Le magasin en pleine évolution numérique

Mardi, à EuraTechnologies le site d'excellence de la métropole lilloise, s'est tenue la 1ere Keyneosoft Innovation days (#KIDSretail) sur les thèmes de l’innovation en magasin et du cross-canal.  Avec des tables rondes animées par des experts en marketing et les retours d'expérience des enseignes, légions dans la région.
Car le lieu n'a pas été choisi au hasard. EuraTechnologies est au cœur d'un des berceaux du commerce traditionnel (Auchan, Decathlon, Bricoman, ...) et est hébergé dans les bâtiments d'une ancienne corderie, témoignage de la reconversion technologique de la Région depuis son passé prestigieux dans le textile. Cela ne vous avez pas échappé que le salon VAD Conext - Vente à Distance - est au Palais des Congrès de Lille, quand le salon MD-Expo - Marketing Direct - ferme ses portes en 2012 à Paris.

Une région, bien ancrée dans le marketing, la vente à distance et les magasins connectés, qui aujourd'hui développe le numérique et le sans contact, pour repousser "les nouveaux barbares" aux modèles internet disruptifs qui commencent à venir y roder... 

Ces enseignes sont confrontées à de nouveaux modèles de consommation comme le "showrooming", quand le client recherche de l'information sur son portable dans le magasin, voire qui vérifie les prix de la concurrence ou des sites Internet. Et bien leur réponse c'est l'intégration plus forte de l'internet dans le magasin.

Déjà en y déployant le wifi pour faciliter l'accès aux informations par les clients de partout dans le magasin (pas simple dans les grandes surfaces avec de lourdes structures métalliques comme le bricolage) et les y garder plus longtemps. Le client vient en masse chez eux, ne le perdons pas. La stratégie inverse qui s'était développée aux États-Unis, à savoir de bloquer les portables et l'internet en magasin, a effrité la confiance du client et a été un échec nous disent les experts venus témoigner.

Puis de développer des modèles mixtes où le magasin joue un rôle important, voire central, comme avec le "click & collect" quand le client fait ses courses sur internet et passe les prendre en magasin. Même chose avec le "drive" dans l'alimentaire.
Avec comme atout pour le client de pouvoir voir et toucher ce qu'il convoite, maîtriser son délai de livraison et ne pas en payer les frais qui sont encore un frein au passage à l'acte sur Internet.
Et puis dans un monde numérique qui généralise la collecte de données personnelles, le magasin joue le rôle des anciens "titres au porteur" par rapport aux actions, où vous pouvez encore acheter en cash sans avoir a déclarer qui vous êtes. Même pour des achats totalement légaux, ça fait du bien de temps en temps de ne pas être fiché...

Bref, le magasin en mutation semble avoir encore de beaux jours devant lui et la transformation des usages des consommateurs est engagée, comme nous le montre cette infographie de Keyneosoft, l'organisateur de la conférence (dont vous pouvez avoir le détail en cliquant sur l'image).

Une situation qui contraste avec celles des librairies ou de la musique devant le raz de marré d'Amazon. Mais dans ces deux cas, on avait en plus affaire à une numérisation du produit lui-même, alors que, rassurez-vous, les Décathlon et autres Bricoman vous vendent encore des produits bien physiques... en attendant les imprimantes 3D pour les fabriquer directement dans votre quartier. Mais ils auront le temps de s'y préparer.

La révolution en cours du paiement

Aussi présent à la conférence, Paypal en a profité pour parler de son prochain produit Beacon, qui va poursuivre la révolution du magasin avec une amélioration de l'expérience de paiement.

Avec Beacon qui sera commercialisé l'an prochain, votre smartphone équipé de l'application Paypal, vous permettra de scanner vos articles vous même, de passer devant la caisse, d'être reconnu par un capteur (qui ressemble a une clef USB mais avec un choix de communication Bluetooth Low Energy) qui affichera la photo de votre profil Paypal sur le terminal du vendeur.
Il vous fera alors un sourire (en vous reconnaissant sur la photo), pourra vous remercier pas votre prénom et validera sur son écran votre paiement. Celui ci sera alors débité immédiatement de votre compte Paypal et vous pouvez quitter le magasin. A la question du contrôle de votre panier et de la qualité de votre scan des articles, les États-Unis répondent par la confiance du client. L'avenir dira si ce principe sera adoptée en Europe du Sud ;-)

Retour à Paris où présentation de Beacon a aussi été faite par David Marcus, le Président de Paypal, à LeWeb Paris, la conférence incontournable pour tracer la route des dix prochaines années de l'internet. Même sans attendre Beacon, le paiement mobile et surtout sans contact est en train de devenir la technologie incontournable du moment pour les distributeurs. Pour Gartner, le volume des paiements sans contact atteindra 235 milliards de dollars en 2013 dans le monde, soit +44% par rapport à 2012

GreenSI avait déjà abordé le sujet de l'expérience client dans le paiement en début d'année (de paypal à payzen, ce qui se trame pour repenser l'expérience du paiement) avec le déploiement de Square et de son lecteur de carte sur smartphone. On voit que l'innovation continue et que l'industrie cherche encore sa future forme dominante. Carte NFC, smartphone, email, bitcoins,... la probabilité d'une explosion des moyens de paiements n'est pas exclue.

L'expérience utilisateur en point d'orgue

Vous l'avez compris, c'est vers une nouvelle expérience utilisateur que le commerce veut nous amener avec le numérique. Le commerce va chercher à développer son côté relationnel. Back to basics et retour à la petite échoppe de votre quartier qui connaissait le prénom de vos enfants. Le ecommerce sur Internet n'étant finalement qu'une partie du dispositf global.
 

Une expérience client qui va aller jusqu’à supprimer la file d'attente à la caisse, comme sur Internet, et vous faire oublier le douloureux moment du paiement et faciliter l'achat impulsif, comme sur les stores d"Apple et Google. Et la stratégie des distributeurs est claire, renforcer le magasin comme le lieu d'expérience client unique. Et par là même garder un avantage sur l'internet

Cela va quand même demander une adaptation importante, pas toujours simple à réaliser, celle du vendeur. Et oui dans un magasin où le client achète tout seul, le rôle du vendeur doit devenir, lui aussi, plus relationnel, plus dans le coaching et l'aide du client. L'exemple de Nike est cité, où au rayon chaussures de sport on met ses nouvelles chaussures et on part faire le tour du quartier avec le vendeur pour les essayer et nous conseiller. On va donc certainement assister pour ceux qui vont développer cette stratégie, a plus d’investissement dans les ressources humaines et la formation, après avoir privilégié la course a l'emplacement, puis aux heures d'ouverture.

Pour GreenSI, on est en train d'assister a une véritable révolution tranquille dans le magasin autour de l'expérience client. Et contrairement à ce que l'on peut voir dans d'autres industries, l'utilisation des nouvelles armes numériques des nouveaux entrants semble une meilleure stratégie qu'une opposition frontale entre le on-line et le off-line.

lundi 9 décembre 2013

  Notre culture bride-t-elle notre capacité d'innovation?

Notre culture bride-t-elle notre capacité d'innovation?

Le 29 mars 2013, La Poste lâche une nouvelle: elle teste en Auvergne avec Parrot la distribution de la presse locale par drones.

Et ça marche, le buzz prend et on commence a s'y intéresser, Parrot amenant certainement le crédit technologique nécessaire (Parror AR), mais aussi des blogueurs qui y vont de leur commentaires sur la faisabilité du système. Dont @korben qui habite justement en Auvergne et attend de pied ferme son journal.

 

Mais à l'approche du 1er avril La Poste révèle qu'il s'agissait bien d'un poisson d'avril.
Tout le monde rigole, les syndicats se décrispent, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. On peut préparer tranquillement les ponts du mois de mai qui s'annoncent bien avec un 1er un 8 mai en milieu de semaine.



Voilà que 8 mois plus tard le drone s'envole a nouveau.

Cette fois de l'autre côté de l'Atlantique avec une vidéo qui rapidement fait le tour du Monde et des réseaux sociaux. Amazon serait en train de tester la distribution de ses paquets directement depuis ses entrepôts, par drones, livraison en 30mn... même le dimanche!

Une réalité annoncée pour dans 4 ou 5 ans par Jeff Bezos lui-même, le temps d'avoir les autorisations nécessaires auprès des autorités.

Et la vidéo buzz bien elle aussi (si vous ne l'avez pas vue, cliquez sur la photo). Elle a déjà été vue plus de 12 millions de fois en 5 jours.

Hasard du calendrier, elle sort le jour de la remise du rapport tant attendu de Jean-Paul Bailly, l'ex-patron de La Poste, sur le travail du dimanche en France. Les hélices de nos chers drones Amazon Prime Air ont du bien rigoler elles aussi...

Finalement la question que se pose GreenSI c'est pourquoi la France se satisfait d'un poisson d'avril quand d'autres voient une rupture?

Est-ce notre culture qui bride à ce point notre perception de l'innovation?

Surtout que la même semaine, notre président François Hollande lance lui même le concours mondial d'innovation. L'innovation de rupture est donc bien une priorité pour la France, surtout si elle veut créer les industries de demain.

Un concours proposé en avril dernier par le rapport de la commission d'innovation 2030 qui définit 7 ambitions pour créer un environnement propice à l'innovation en France :

  • Le stockage de l’énergie
  • Le recyclage des matières : métaux rares
  • La valorisation des richesses marines : métaux et dessalement de l’eau de mer
  • Les protéines végétales et la chimie du végétal
  • La médecine individualisée
  • La "silver économie", l’innovation au service de la longévité
  • La valorisation des données massives (Big Data)
Un rapport qui d'ailleurs ne contient pas le mot "drone"...
Mais on en voudra pas à Anne Lauvergon, la coordinatrice du rapport, car choisir c'est renoncer. Et le temps des choix de l'excellence de notre pays à horizon 2030 est arrivé. Même si on peut aussi espérer laisser une place au hasard (la fameuse sérendipité). Après tout c'est le hasard qui a aidé Pasteur (et les autres) a découvrir la pénicilline et l'utiliser médicalement, sans l'aide d'un plan quinquennal. Alors le drone est peut-être la prochaine pénicilline et rappelons que Parrot a son siège social à Paris.

Depuis l'annonce d'Amazon on apprend que UPS est aussi en train de tester les drones et même l'homologue allemand de La Poste, la Deutsche Post. Mais aussi que la Chine est sur la piste de légaliser le principal point de blocage de cette innovation: l'utilisation de l'espace aérien public. Amazon a réveillé l'innovation mondiale autour du drone et d'une autre façon de penser la logistique.

Et là on ne peut s’empêcher de pense à Google et a son approche "Moonshot thinking": fixer un objectif très ambitieux, voire inatteignable, et vous allez voir que les énergies vont se mobiliser pour sortir quelque chose en réelle rupture.

Pour vous en convaincre, jetez un œil sur les projets du site "Solve for X" de la communauté animée par Google qui se définit comme ceux qui travaillent a la croisée des problèmes énormes, demandant des solutions radicales et des ruptures technologiques.

Ce sont les Google Glasses, mais c'est aussi l'approche du projet voiture sans chauffeur de Google. Non seulement elle permet de sortir des prototypes, mais en plus elle forge l'opinion du marché sur le fait que Google est un acteur plus crédible pour commercialiser la voiture de demain que les constructeurs d'aujourd'hui (A relire).

D'ailleurs on retrouve aussi dans cet exemple, l'utilisation de l'espace public qui a été ouvert à la voiture sans chauffeur par les autorités de l'Etat du Nevada dès 2011, puis de la Floride en 2012.

Et on comprend mieux que le rôle de l'Etat n'est peut-être pas uniquement de stimuler les entreprises a innover, mais aussi de supprimer les freins à l'innovation qu'il a lui-même créés où qu'il gère de droit. Comme l'espace public, les fréquences, les normes,... C'est bien cette question qui est posée par les Chinois avec les drones.

Peut-être une idée à creuser pour la prochaine mise à jour du rapport sur l'innovation 2030?

En attendant, puisqu'on sait que notre culture française nous a éduqué a reconnaitre les poissons d'avril et non les ruptures technologiques, si on veut innover, il est peut-être temps de croire au père Noël!
De retrouver nos pupilles d'enfants, dilatées par la magie de ce qui est nouveau, avant de dire que ça ne marchera jamais. Et ça tombe bien, c'est dans deux semaines. Jingle bells, jingle bells,...

 

dimanche 1 décembre 2013

Quand LOUVOIS se fourvoie, le Marquis est en émoi

Quand LOUVOIS se fourvoie, le Marquis est en émoi


Connaissez-vous le Marquis de Louvois?

Comme son titre l'indique, il est né de bonne famille et obtient dès ses 14 ans, de Louis XIV, la transmission de la charge de son père, secrétaire d'Etat à la Guerre.

Il ne l'exercera pleinement que 22 ans plus tard, mais assistera son père dans l'administration des Armées et notamment mis fin aux pillages des soldats. Des pillages qui étaient généralement "tolérés" par les officiers, à cause des arriérés de solde et le retard du ravitaillement, quand ils étaient sur le terrain. Et Louis XIV était un grand guerroyeur avec beaucoup de soldats sur le terrain, même si on le connait plus pour les fastes de son petit pied à terre versaillais.

Payez les soldats, organisez leur logistique et nourrissez les, ils n'auront pas besoin d'aller chaparder. Ce fut le programme du Marquis de Louvois. Une approche qui coule de sens, mais qui n'était pas toujours appréciée des officiers de terrain. Ils y perdaient de l'influence par rapport à une organisation centrale et ils ne pouvaient plus tirer avantage de l'écart entre ce qu'ils recevaient de cette administration et ce qu'ils reversaient aux soldats. Si, si...


Pauvre Marquis de Louvois!

undefinedIl doit se retourner dans sa tombe depuis 2 ans, depuis le passage à l'ère numérique de la fonction support de calcul de la solde avec le programme LOUVOIS (pour LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde), sur la base des éléments fournis par les SIRH de chaque Armée et tout en garantissant l'unicité des pratiques et des calculs règlementaires de la solde.

LOUVOIS aura généré par ses bugs de calcul, un retour à la situation d'origine: des soldats "mal payés", qui doivent s'en remettre a eux même et à leurs garnisons pour trouver des "contournements", en attendant des rectifications qui tardent à venir.

Tout ceci, créant une désorganisation progressive du processus de solde, qui conduit cette semaine le Ministre de la Défense, Yves Le Drian, a stopper le programme LOUVOIS et à l'annoncer dans les médias.
Mais en professionnel de l'informatique, qui plus est lecteur de GreenSI, vous savez que cette annonce ne doit pas être prise au pied de la lettre et n'est qu'un discours vis-à-vis de l'opinion.

Sur le plan informatique, cela ne résout rien, bien sûr. Au contraire, c'est le lancement d'une nouvelle étape délicate et autant risquée que l'étape précédente.

Pour se sortir de cette situation, il va donc falloir continuer a faire fonctionner le logiciel défaillant, le corriger, et en réduire son périmètre cible en réhabilitant d'autres chaînes, quand c'est encore possible.
Puis commencer a auditer, urbaniser et revoir le périmètre complet du SIRH et de ses 5 systèmes différents qui étaient censés alimenter LOUVOIS : le services de santé des armées (Arhmonie) les premiers à basculer en Mars 2011, ceux de l'Armée de Terre (Concerto) et de la Marine (Rhapsodie) qui ont basculé en 2012, enfin l'Armée de l'Air (Orchestra) non encore raccordé et la Gendarmerie Nationale (Agorha).

Et bien sûr, LOUVOIS va continuer à coûter très cher, tant qu'il y aura des systèmes en double et du personnel supplémentaire pour rectifier les dossiers erronés, car la confiance dans ce maillon essentiel de l'organisation des Armées qui visait 400.000 militaires, a été entamée et il faudra bien la restaurer. Quitte à dépenser.


Steria, qui avait déjà été appelée pour cette mission d'assistance pour « aider à mettre fin aux dysfonctionnements de cette solution développée par un tiers » selon les termes de son porte parole, se trouve sous les projecteurs de l'actualité. 

Avec un questionnement sur son rôle exact, même si un rapport de parlementaire la mettrait hors de cause et qu'elle annonce qu'elle n'est pas l'auteur du calculateur défectueux (voir sur ZDNet Steria ne veut pas porter le chapeau).

Car on sait que quand la technique se mêle aux processus et à l'organisation, dans un programme aussi vaste et ambitieux, avec à la clef la création d'un opérateur national de la paye (ONP) en 2016, rien n'est simple et il est improbable que seule la technique (calculateur) soit défaillante. Surtout dans un contexte où in fine on est en train de basculer des fonctions proches de la gestion des soldats au sein d'Armées, a un système central plus "civil", en tout cas pas sous la hiérarchie directe des Etats Majors.

Mais le rôle global de Steria, société connue pour son activité de modernisation de l'Etat qui n'en est pas a son coup d'essai avec l’Administration, est loin d'être si limpide. Surtout si on fait référence à la fiche de "Success Story" reproduite ci-dessus, qui a été retirée depuis du site web de Steria, où GreenSI l'avait dénichée il y a plus d'un an au début des premiers "soubresauts", se disant qu'il y aurait peut être un jour un article à écrire.

Et sans équivoque, Steria y annonce développer le logiciel tout en mentionnant "powered by sharing", pas très clair tout ça.


En revanche, devant cette avalanche médiatique, le Marquis Francois Michel Le Tellier de Louvois, lui, a totalement disparu des suggestions Google quand on tape son petit nom. 

Un clin d’œil pour rappeler que dans notre monde noyé par l'information, qui ne peut être vu qu'au travers du prisme déformant de nos moteurs de recherche et réseaux sociaux, les réputations se font se défont très rapidement.



Revenons à la modernisation de l'Etat

Fin de programme, mais remplacer LOUVOIS par quoi?Sans parler des délais propres aux procédures d'appels d'offres de l'Etat, qui sont pensés pour protéger la commande publique, mais peuvent parfois lui jouer des tours quand le temps est compté et que l’obsolescence technologique va plus vite que les séances des commissions.
GreenSI est donc convaincu que dans deux ans, ce LOUVOIS sera certainement encore le paysage, avec des fossés tout autour, pour éviter de "contaminer" le reste du SIRH, mais toujours là. Ce qui nous laissera tranquillement le temps d'y revenir car ce type de dossier est généralement très riche en enseignements.

Mais espérons que d'ici là, un retour d'expérience, moins a chaud et plus objectif, aura été fait par l'Etat pour se poser les bonnes questions et démontrer que la longue liste des échecs des programmes informatiques de modernisation de l'Etat (Chorus, Dossier Médical Personnalisé, ... ) n'est pas une fatalité, et uniquement une manne pour nos SSII qui s'alternent à la manœuvre.

Cet effort a déjà été fait fin 2011 et les rapports publiés à l'époque sont certainement toujours riches d'enseignements qui n'auront pas profité à LOUVOIS, comme celui sur le pilotage et l'audit des grands programmes informatiques de l'Etat (73 pages).

Depuis que l'Etat s'est dotée d'une DSI, c'est certainement à la DISIC de jouer un rôle plus fort pour accompagner ces grands programmes et gérer leur externalisation auprès de tiers. Une DISIC qui a fait son bilan de deux ans d'actions cet été, et qui visiblement encore du pain sur la planche.

jeudi 21 novembre 2013

A Digiworld: une Smart city pour des citoyens connectés

A Digiworld: une Smart city pour des citoyens connectés

Coïncidence ou pas, cette semaine, la ville numérique fait son show à Barcelone, à Montpellier et à Paris en même temps.

"Smart city" pour les spécialistes, la ville veut devenir intelligente et développer son propre système d'information, pour mesurer son activité, fluidifier les relations entres les acteurs de son entretien et de son renouvellement, et optimiser globalement son fonctionnement (transports, environnement, énergie,...).

Mais la ville, créateur de lien social, veut aussi bénéficier de la mise en réseau de ses citoyens, avec le développement de leur mobilité et la généralisation des smartphones et plus largement du multi-écrans, dans les foyers et dans l'affichage urbain.

La ville intelligente pour des citoyens connectés, un sujet, sur lequel GreenSI fait régulièrement un point. Il est caractéristique de la tendance dl'ouverture du SI et de ses données, au-delà des murs (et firewall) de l'entreprise ou de la collectivité, et du besoin d'interopérabilité au niveau des opérateurs de la ville et des collectivités locales (voir Une ville numérique à urbaniser rapidement pour éviter la tour de Babel).

Digiworld Summit 2013 à Montpellier (#DWS13)

Le DigiWorld Summit de l'Idate dont ZDNet.fr est partenaire, c'est le rendez-vous annuel du secteur des télécoms et de l'Internet. Un sommet qui permet cette année d'apprécier l'importance des "applications" portées par ces réseaux télécoms comme la TV/Video à la demande ou la "Smart city", dans un secteur en forte évolution.

La perspective amenée par le Digiworld Summit avec son "œil télécoms", sur le thème de la ville numérique, est doublement éclairante pour les systèmes d'information et l'urbanisation de la ville dans l'espace numérique:
  • d'une part la valeur se déporte du réseau vers les applications.
    Le secteur des télécoms en Europe ne s'y trompe pas, a un moment où il cherche des relais de croissance et subit une perte de valeur et une concurrence accrue sur les services avec les acteurs mondiaux de l'internet. Ainsi, les applications comme la Video et la SmartCity, sont vues comme la porte de sortie "par le haut" pour créer de la valeur et des opportunités de croissance.


  • d'autre-part la "Smart city" est finalement vue comme une application sur des infrastructures.
    C'est peut-être une autre façon de formuler le besoin crucial d'interopérabilité et de communication entre acteurs, établis dans l'infrastructure, pour délivrer la promesse d'optimisation et de services pour tous les acteurs de la ville.

Une idée qui a retenu l'attention de GreenSI, est celle de l'importance de mailler la ville de "tiers lieux": des cafés aménagés, des espaces de co-working, des télécentres,... pour permettre des échanges "IRL" (In Real Life) et pas que numériques.

En effet, le numérique permet déjà une flexibilité importante pour la collaboration et l'optimisation des échanges dans la ville, à tout moment. Mais ces tiers lieux, peuvent aussi accompagner de nouvelles formes d'organisation qui permettront à la ville de créer plus de richesse et de lien social. La ville numérique ne s'oriente donc pas vers un ensemble d'habitations verticales connectées et des citoyens terrés chez eux, c'est plutôt rassurant...

Une des premières applications de ces tiers lieux, c'est le télétravail, avec à la clef, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts,  des gains directes de 73 minutes/jour, soit 124€/mois économisés, et de façon indirecte 5,5 jours d'absentéisme en moins par an.



La projection en 2025 nous donne 21% de télétravailleurs en France, soient un besoin de 438 télécentres à créer partout dans les villes!
Orange, qui a des ambitions importantes dans les télécentres, en a profité pour annoncer son partenariat avec Regus et se proposer de combler ce besoin.

Smart City Expo à Barcelone (#Smartcityexpo)

Maintenant, cap sur Barcelone, une autre ville européenne où la ville numérique n'est plus un concept. La municipalité y a mis en place une infrastructure informatique sophistiquée pour offrir des services. Mais elle est aussi convaincue qu'elle ne doit pas en rester au service, et qu'elle doit se transformer pour devenir un stimulateur de projets promus par les citoyens. Une perspective identique a celle qu'offrent les "fablab", les "hackathons" et toutes ces nouvelles formes de co-création et de co-inovation impliquant directement les citoyens.
 
Barcelone, c'est aussi le porteur du projet de création de la "City Protocol Society", une sorte d’Internet Society de la ville numérique, pour y définir les futurs standards d’interopérabilité entre acteurs, grâce à une collaboration internationale. Des standards qui seraient ensuite gérés de façon indépendante par cette City Protocol Society et a laquelle adhéreraient ses membres. Parmi les eux, des villes comme Paris, Buenos Aires ou Amsterdam, au côté d'industriels comme Cisco, Microsoft ou GDF SUEZ.

Smart City Expo, c'est le congrès mondial qui rassemble sur 3 jours tous les acteurs de la ville numérique pour une série de conférences et de retours d'expérience. Ce qui frappe dans le programme de cette exposition, c'est la "vision applicative" très développée de la Smart City. On en est plus aux infrastructures, mais au logiciel. Les thèmes abordés ne dépareilleraient pas dans l'agenda d'un DSI :
  • le challenge des bigdata,
  • les apps pour les citoyens,
  • les solutions de mobilités,
  • innovation, collaboration et co-création entre acteurs.
En 2013, si la ville devait ressembler à un objet informatique ce serait une application, sans aucun doute.

Salon des Maires à Paris (#SMCL13)



Enfin, à Paris, le salon des Maires est une tribune idéale pour aborder la ville intelligente avec les collectivités locales à la recherche d'idées et de solutions pour équiper et développer leurs territoires.

Une tribune choisie par SUEZ ENVIRONNEMENT et GDF SUEZ pour annoncer Cit'Ease, le 1er tableau de bord digital à destination des élus, des services municipaux et des citoyens
En centralisant les données du territoire sur de multiples thématiques (énergie, eau, déchets, mobilité,...) Cit'Ease a pour objectif de permettre un pilotage de la ville en temps réel, en transformant la donnée en informations valorisables en engageant les bonnes actions.Au cœur de ce système, la collecte de données, de façon totalement transverse aux différents acteurs de la ville.

C'est aussi une plateforme accessible par les citoyens pour remonter leurs observations, interagir entre eux et participer à des défis inter-quartiers pour mettre a contribution les citoyens connectés.

Transformer l'information en données puis en connaissance via des applications, c'est là que se situe la valeur, une fois les infrastructures de collectes et l’interopérabilité installées.




Qui seront les prochains "méchants" OTT de la ville?

Avec l'adoption de l'internet ces dix dernières années, sont apparus des acteurs mondiaux, dits OTT (pour over-the-top) comme Google, Apple, Netflix ou Facebook. Des pures sociétés internet qui en restant "au dessus des infrastructures" et en relation directe avec les utilisateurs, ont établi des modèles de rémunération très lucratifs, mais qui ne financent pas les infrastructures qui rendent leurs services possibles. Ils sont accusés par les opérateurs de télécoms, de "siphonner la valeur" et de les transformer en simples tuyaux.

L'avenir dira si la ville numérique verra apparaître ses propres OTT, à l'affût de cette valeur identifiée dans la Smart City, pour reléguer les opérateurs actuels de la ville en simples opérateurs de réseaux. Car la valeur se déplaçant vers les applications, si la Smart City est une application, il faudra bien trouver quelqu'un pour en financer l'infrastructure. 

C'est peut-être le talon d’Achille actuel du modèle.

















lundi 11 novembre 2013

DSI: Mettez une startup dans votre agenda numérique

DSI: Mettez une startup dans votre agenda numérique

Cette semaine s'est tenue à Paris le 6 et 7 novembre, la 13e conférence Web2 Connect (#W2C13 sur Twitter).

Un moment fort du web, avec des intervenants de qualité comme Denis Payre, fondateur multirécidiviste de Business Objects, et de Kiala, ou Jean-Louis Chamborédon, grand défenseur et investisseur dans nos startups made in France, mais pas que.

Web2Connect, par contraste avec l'autre rendez-vous parisien des acteurs du web (LeWeb), laisse une impression d'évènement plus convivial, organisé par ses participants, qui en assurent la promotion sur les réseaux sociaux, tous enclins a partager et entrer en relation.

Le tout, sous l’œil bienveillant des membres de l'agence marketing PowerOn. D'ailleurs Jean-François Ruiz (@jfruiz) donne le ton dès l'ouverture de la conférence: "personne ne doit rester seul, je veux vous voir sourire en permanence, et mettez tous vos T-shirts avec votre nom et votre pseudo Twitter imprimé dessus!". Le networking fait partie de la conférence.

Une occasion toute trouvée pour GreenSI, pour revenir sur le sujet Startup et DSI, deux organisations si différentes qui partagent cependant un même objectif: comment exploiter la technologie pour en tirer un avantage concurrentiel pour mon entreprise.

En effet, c'est la période qui veut ça, deux tendances se rejoignent:
  • le territoire d'innovation de nombreuses startups est aujourd'hui le web, ce système d'information mondial, qui a su mettre en place quelques systèmes performants de monétisation dont la publicité et les services en ligne,
  • les DSI se rapprochent des métiers, quand ce n'est pas les métiers qui reprennent la DSI, pour intégrer le numérique plus profondément dans les offres, dans les relations et les activités de l'entreprise devenant toujours plus "numérique".

Entreprises numériques et startups ont beaucoup à échanger

GreenSI, qui avait remarqué ces analogies depuis quelque temps, avait déjà abordé le sujet des approches agiles dont pouvait s'inspirer la DSI et qui étaient à l'origine de la formation de plusieurs startups ("Un hackathon pour innover à la DSI en mode start-up"). Mais ce n'est pas le seul domaine où les problématiques pour aborder l'avenir de la DSI et la survie de la startup sont proches.

Toutes ces startups ont une approche mobile, reliée à Internet, des plateformes mondiales dans le Cloud, des interfaces à couper le souffle conjuguées avec une approche sociale (intégrée aux réseaux sociaux). Le nouveau paradigme qui s'impose aux DSI est un point de départ pour ces sociétés qui n'ont pas le fardeau d'un "legacy" à trainer. Leurs décisions technologiques, par exemple sur le choix des standards de développement ou de plateforme mobiles, en sont simplifiées.

Elles suivent les nouvelles technologies et les nouveaux usages. Ont pouvait rencontrer à Web2Connect, des imprimantes 3D en open source, de la 3D sur le web (Minko) des équipements de e-santé (iHealth), ou des startups prêtes à révolutionner la façon dont vous consommez la musique ou vous vous logez (Bedycasa).

Complètement installées sur leur plateforme Web + Mobile + Sociale, chère à GreenSI, et du haut de leurs quelques mois ou années d'existence, elles lorgnent sans aucun complexe sur "la faille" de votre marché qu'elles sauront identifier et transformer en niche. Et qui deviendra peut-être un jour le marché tout entier.

Mais, avant de devenir peut-être demain votre pire cauchemar, elles peuvent aujourd'hui vous faire rêver de changements et de nouvelles opportunités.

Aerys (logiciel Minko) a beaucoup impressionné GreenSI. Cette jeune pousse créée par des anciens de l'Epita met la 3D sur le web grâce à ses algorithmes de compression plus puissants que les standards comme Colada (30 fois moins gourmand, support flash et webgl intégré). Elle permet donc de diffuser plus largement les données contenues dans les outils de CAO, pour l'instant majoritairement accessibles dans l'entreprise par les "experts" en mode client lourd.

Avec Minko ces données arrivent et se manipulent sur le web et sur une tablette. De quoi repenser les processus de validation de CAO en incluant la manipulation de données à distance et surtout de décloisonner les données 3D pour les diffuser plus largement dans l'entreprise.

Un peu plus fort: Minko a réalisé un avatar 3D d'un robot Nao pour démontrer ses API sur son moteur 3D. L'avatar sur internet reproduit exactement les gestes et la position du robot Nao réel. Un lien parfait entre le monde numérique et le monde réel. Donc en cas d'utilisation à distance du robot, non seulement l'opérateur peut voir ce que voit le robot avec sa caméra frontale, mais aussi suivre sa position et sa progression. Tout ça en temps réel. Si vous avez le temps, regardez cette vidéo, c'est tout simple à regarder et en fait extrêmement compliqué.


 
Certes un Dassault Systems, numéro 2 du logiciel européen, travaillant avec presque toutes les entreprises dépendantes de la 3D (constructeurs  d'avions, d'autos, réseau d'énergie,...) a déjà une offre assez fournie dans la 3D. Mais Minko amène un esprit neuf et frais, met sa plateforme en open source, ce qui peut intéresser les sociétés qui se lancent dans la 3D, avec des moyens limités et une approche web novatrice. Si il fallait une preuve que l'innovation ne sort pas que des structures R&D des grandes entreprises, Minko en est certainement une.

Le groupe Groupe Voyages-sncf.com ne s'y est pas trompé, et c'est son Directeur Général Yves Tyrode en personne qui s'est déplacé pour rencontrer ces nouvelles sources d'idées et d'innovation. Sa société VSC qui commercialise l'offre de transport de la SNCF, est une entreprise numérique déjà très avancée sur tous les canaux. Elle est confrontée à une forte évolution des usages sur internet, fixe et maintenant mobile, qui impactent son système d'information assurant l'essentiel de ses ventes (voir la présentation faite l'an dernier à l'association des tours opérateurs).


Certains mois, 15% de ses ventes se font sur mobile. Dans ce contexte sa présence sur le smartphone de tous les Français devient essentielle. VSC est donc obligé d'être présente sur ces plateformes mobiles de plus en plus fragmentées, que sont Apple, Amazon, Samsung et Google



C'est ce que Yves Tyrode appelle "le temps du multinet", et la fin d'un internet commun et partagé comme à ses début. La fragmentation des plateformes mobiles et la bascule du trafic internet du fixe vers le mobile, vont impacter un peu plus la complexité de nos SI clients.

Orange était aussi présent, avec son programme d’accompagnement de startups, pour développer un écosystème dans les six domaines clefs de l'opérateur que sont :

  • la nouvelle expérience d'achat,
  • les services dans le Cloud,
  • le haut débit,
  • l'internet des objets,
  • le big data
  • et le multiécrans.
Ses représentants ont "pitché" les startups présentes, sur les partenariats possibles pour les aider à se développer tout en amenant de la valeur à Orange.


Les startups technologiques françaises sont sans aucun doute un vivier d'opportunités pour nos SI et nos entreprises.



Et ce n'est pas un hasard si en cette fin d'année deux organisations de DSI organisent un évènement sur l'Innovation et le rapprochement avec les startups. CIONET France le 19 décembre dans les locaux de Google et le CRIP le 10 décembre.

DSI, start-ups et responsables R&D de grandes entreprises ont tout intérêt à se rencontrer et partager leurs expériences. Alors prêt à mettre une startup dans votre agenda numérique ?

NB: Pour participer à CIONet, si vous êtes DSI, n'hésitez pas à me contacter.