dimanche 21 août 2011

Partie de "Chamboultou" sur le front des Smartphones et des PCs

Partie de "Chamboultou" sur le front des Smartphones et des PCs

Il y a 2 semaines GreenSi voyait arriver des nuages sur Blackberry avec un impact a court et moyen terme sur la téléphonie d'entreprise et incitait à la prudence. Les terminaux smartphone ou tablettes devenus essentiels pour l'accès au système d'information, que ce soit à la messagerie et au collaboratif ou aux applications, sont au coeur de ces turbulences. Rejoindre l'ecosystème ouvert Androïd, voir de se lier avec Google aurait été une rupture dans la stratégie "solitaire" de Blackberry, une réponse a l'absorption lente de Nokia engagée par Microsoft, et une alternative intéressante en cette période difficile (voir billet)


Mais en 10 jours le paysage a complètement changé et le nombre de nuages sur la stratégie des entreprises en matière d'équipements d'accès au SI, smartphones, tablettes et aussi PC, a considérablement augmenté. 
Bienvenue dans un monde incertain et attention aux projectiles qui pourraient fragiliser votre stratégie SI.
Les évènements ont été décrits et analysés dans de nombreux articles écrit "à chaud" par les analystes avant le week-end car tout va très vite et peu d'information est disponible. Je vous laisse les découvrir par vous même en surfant.


Voici ce que GreenSI en retient pour l'instant:
  • Google met la main sur Motorola Mobile, la division téléphonie d'une société américaine à la longue tradition d'innovation qui a eu en son temps les meilleurs terminaux mobiles, mais depuis en complète perte de vitesse devant les constructeurs asiatiques HTC, Samsung ou LG. Malgré une offre de téléphones basée totalement sur Androïd et une tablette Xoom qui a du mal à percer à coté de l'iPad. Dans un scénario dont l'oncle Sam aurait certainement révé, Google chevalier blanc devient "Captain America" avec une offre technologique 100% américaine qui va du terminal jusqu'au Cloud en passant par l'OS Androïd, les applications mobiles et les services clefs (vidéos, musiques, paiements).

    Et quand la campagne présidentielle 2012 peine a trouver des sujets de création d'emplois, Marc Andreesen le créateur de Mosaic, devenu Netscape,  n'a aucun doute sur la création de valeur pour les Etats-Unis: le logiciel. Voir l'essai qu'il publie dans le Wall Street Journal (Why the software is eating the world).
  • HP annonce la séparation de son entité PC (PSG) incluant sa tablette HPTouchSmart récemment lancée et qui aussi peine à se vendre. Et pourtant chez BestBuy, distributeur nord américain, on n'a pas lésiné sur les moyens: un stand de la même taille que l'iPad2 (alors que les autres marques se partageaient le reste) une campagne dans la rue pour mettre la tablette dans les mains de son public, la première page du catalogue et un rabais de $50 immédiat... Seuls 10% des stocks auraient été vendus et un bruit court que très rapidement le prix de déstockage sera $99 (peut être lundi 22 !). Donc incertitude sur l'avenir de WebOS, l'OS mobile d'HP issu du rachat de Palm l'an dernier. Après RIM, un acteur connu et crédible de moins pour les entreprises.
    Mais aussi s'attendre a un impact sur le marché des PCs dont il va accélérer la mutation. Les ventes chutent dramatiquement (sauf chez Lenovo), celles des eePC encore plus, et même si les tablettes n'expliquent pas tout, elles n'y sont certainement pas étrangères. On est prêt a moins de fonctionnalités, mais plus fun et plus simple... quitte à payer plus cher. Bravo Apple!

    Enfin sur la stabilité d'HP et donc la pérennité de ses offres et de ses personnels. Car vendre l'activité sur laquelle ils sont N°1 mondiaux et vouloir croître dans les logiciels d'entreprise (achat d'Autonomy) où ils ne sont pas leaders, comme IBM en son temps, n'est pas une mince affaire à expliquer à la bourse. L'action dévisse de 17%...
    Hier soir sur les réseaux sociaux, Michael Dell sournois publiait, "Goodbye HP, Sorry you don't want to be in PCs anymore.But we do more than ever".  Ce qui n'empêche pas Dell de publier des résultats décevants, mais bon au moins on s'amuse sur la côte Ouest.
  • La guerre des brevets aura bien lieu. Elle avait déjà commencée avec l'attaque d'Apple contre les fabricants choisissant Androïd, l'OS censé être gratuit pour eux. HTC pour être en règle a accepté de payer $5 à Microsoft qui bénéficie des brevets de téléphonie clefs. Le même Microsoft qui en réclame $15 a Samsung.
    Coté tablette, Apple qui tente de faire interdire le Galaxy Tab 10.1 de Samsung en Europe, est attaqué par... Samsung.
    Oracle, comme toujours en opportuniste veut rentabiliser son acquisition de Sun, et donc de Java, pour sous-tirer a Google quelques royalties sur le code Androïd.
    Mais avec l'acquisition de Motorola, Google s'empare d'un portefeuille de brevets (entre 17.000 et 24.000 selon les sources) qui devrait permettre de protéger Androïd et donc son eco-système HTC, Samsung. A ma connaissance des clients entreprises qui utiliseraient Androïd n'ont pas encore été attaqué, mais la période est encore instable.
  • Apple, avec l'iPad, est maintenant loin devant dans le domaine des tablettes avec 9,3 millions de tablettes vendues au second semestre 2011 contre 4,6 millions pour toutes les autres tablettes Androïd. Sans compter son avance des ventes sur 2010 qui lui fera un parc installé global estimé a 20 millions à la fin 2011. Apple peut se permettre de repousser la sortie de l'iPad3 a 2012, il n'y a plus personne derrière lui dans la course...
  • Microsoft est peut être pour l'instant le grand gagnant. Et oui, ceux qui savent rester au bord du ring peuvent compter les points sans prendre de coups, et même faire oublier des ventes faibles de WindowsPhones, heureusement subventionnées par revenus de licences des ventes des HTC! Et surtout Microsoft n'a pas de tablette. On trouve du Windows tactile notamment chez Acer et Lenovo, mais cela n'a rien à voir. Donc ce retard est finalement une opportunité dans le contexte d'instabilité actuel, si Microsoft sait faire les bons choix et nous surprendre sur son calendrier souvent optimiste...
    De plus sa stratégie de prise de contrôle de Nokia décriée, se trouve "validée" par son concurrent. Et puis HTC et Samsung partenaires de Google pourraient voire en Google+Motorola la fin d'un Androïd ouvert pour tous les opérateurs, et aller mitiger ce risque en sortant des produits sous WindowsPhone puisque pour l'instant c'est la seule alternative a court terme puisque qu'Apple ne donne pas de licence sur son OS. Ceci en attendant le rachat de RIM QNX (proche Androïd) et de HPWebOS qui pourrait changer la donne a moyen terme si quelqu'un est prêt a mettre quelques milliards pour les perenniser.
    Et puis Microsoft peut faire rêver avec son Windows8 dont le blog officiel vient d'être lancé et qui nous promet, ni plus ni moins, que la convergence des OS de téléphones, PC, tablettes et consoles de jeux. Une vision très centralisatrice, mais pourquoi pas pour les entreprises.
  • Les eco-systèmes sont donc en formation dans cette tectonique des plaques mondiales:  Google+Motorola et la galaxie Androïd dont Samsung (facile !), Microsoft + Nokia et peut être HTC, Apple en cow-boy solitaire, et puis les non-alignés qui devront rejoindre l'un des eco-systèmes, RIM, le futur repreneur d'HP WebOS, Acer, LG, Archos le petit français qui se débrouille très bien...
Pour les entreprises à un moment où une stratégie mobile interne (pour les applications) et externe (avec les clients) devient indispensable, tout ces éléments d'instabilité ne présagent rien de bon sur la durabilité des investissements. Et toutes les stratégies sont plus ou moins risquées:


Dans les plus risquées j'en retiendrai deux:
  • Engager la stratégie dite de l'autruche, sur la réussite d'Apple et donc que la DSI ignore cette offre en interne pour certains collaborateurs et, encore plus risqué, d'ignorer que les clients de l'entreprise utilisent les produits Apple. 
  • Engager la stratégie dite de la fuite en avant, et que la DSI lance un projet applications mobiles totalement centré sur les terminaux BlackBerry puisque après tout c'est le téléphone le plus déployé dans l'entreprise. Si c'est un point de passage obligé, au moins se dire que c'est du jetable et cherche un ROI a court terme.
Dans les stratégies à tenter dès 2012 si le cycle de fin vie des investissements et des contrats s'y prête, et en tous cas initier les stratégies à surveiller car elles laissent supposer une piste plus pérenne sur le moyen terme:
  • Miser sur Androïd sur quelques applications mobiles en étant le plus "agnostique" possible par rapport au terminal. Développer (ou référencer) des compétences Java qui commencent a être clef. Privilégier le GalaxyTab que l'on trouve déjà dans les hypers en France et dans une certaine mesure la Xoom de Motorola qui pourrait être boostée par le rachat de Google. Avantage d'Androïd c'est son adhérence avec le Cloud, celui de Google déjà bien établi autour de Chrome et GoogleApps mais pourquoi pas du Cloud privé.
  • Identifier des applications sur iPad et commencer à définir un poste de travail mobile sur ce terminal qui pourrait bénéficier de ses atouts. Les possibilités d'administration des postes, vont nécessairement se développer avec l'adoption par l'entreprise.
Mais le plus important dans le contexte actuel c'est certainement de continuer a observer le marché car le chamboulement va certainement durer encore 6-12 mois.
Ensuite, après la sortie de l'iPad 3, les retours de la fusion Google+Motorola et les annonces de Microsoft, les pistes réellement viables pour l'entreprise ne seront certainement plus facilement identifiables. Car dans l'entreprise numérique de demain, tout sera Mobile, Social et Cloud, c'est du moins le point d'horizon de GreenSI sur lequel repose cette analyse (voir billet).

vendredi 12 août 2011

Un grand merci à l'IBM 5150 et bienvenue dans l'ère "post-PC"

Un grand merci à l'IBM 5150 et bienvenue dans l'ère "post-PC"

Certains retiendront le 10 Mai 1981 comme une date de changement majeur, mais GreenSI est plus enclin à retenir le 12 Aout 1981, date de lancement officiel de l'IBM 5150, plus connu sous le nom d'IBM PC.

Cela fait donc exactement 30 ans de règne pour une machine qui a changé profondément l'informatique en amenant de la puissance de calcul sur le "terminal" de l'utilisateur et non plus partagée sur un mainframe.

Puissance qui a permis par exemple dès 1983 la portabilité sur PC du compilateur "Turbo Pascal" vendu $49,95 par correspondance par Philippe Khan, l'entrepreneur français fondateur de Borland qui venait, en réussissant ce tour de force, de torpiller le Pascal d'un certain Microsoft, vendu 10 fois plus cher. Heureusement pour Microsoft le DOS 1.0, OS de l'IBM PC a eu un autre l'avenir... Le "compatible PC" est devenu un incontournable de l'industrie du logiciel par la suite.

Développement d'applications, montée en force de la bureautique, client-serveur avec le développement des réseaux, équipement informatique des ménages, le PC a contribué à renouveler le modèle de l'informatique.

En 1986 une multi-nationale américaine déployait des PCs dans toutes les Directions Financières de ses filiales, dont la France. Le Directeur informatique, patron d'une équipe en charge du mainframe, était très perplexe sur ces nouveaux équipements décidés par la Direction Financière. Mais comme il existait une carte d'émulation qui permettait de retrouver un terminal passif dans un PC, il a quand même souhaité prendre en charge le projet alors qu'il n'avait aucune compétence dans ses équipes et qu'il en existait peu en externe. Il s'est donc tourné vers une junior entreprise car les personnes formées étaient encore sur les bancs de l'école!
J'étais donc encore élève quand j'ai décroché comme "petit boulot" après les cours, de déballer et installer des PC, former les utilisateurs à leur prise en main et à celle du tableur Lotus 123, répondre à leurs demandes de support, développer la première base de donnée "micro" du service informatique pour gérer l'inventaire des machines et des écrans....

Des longues discussions avec ce Directeur informatique, je me souviens qu'il n'était pas évident pour lui à l'époque que ce que l'on faisait était de l'informatique, tant c'était différend du travail de ses équipes autour du mainframe. Anecdote personnelle qui montre que l'impact organisationnel du PC a été aussi important que technique en demandant à la DSI d'aller vers ces nouveaux utilisateurs et en développant ces nouvelles compétences. Amusant comme l'histoire se répète régulièrement notamment avec l'internet, puis avec les tablettes, souvent au départ considérés comme des "étrangers de l'informatique", au sens premier du terme.

Aujourd'hui l'ère "post-PC" a belle et bien commencé et les lecteurs de Green SI voient bien que les Turbo Pascal, DOS 1.0 et Lotus 123 de demain commencent à émerger. Une nouvelle relation à la machine se développe avec les tablettes, l'ubiquité offerte par les réseaux ou la puissance et le stockage du cloud computing. Et pourquoi pas le BYOD - bring your own device - où la propriété du terminal est passée du coté de l'utilisateur.

C'est peut être l'occasion de revenir sur certains billets récents qui amènent leur touche a ce tableau:
Mais avant de clore l'ère du PC je propose que nous ayons une dernière pensée et un grand merci a notre chère unité centrale 5150 !!!


dimanche 7 août 2011

La chute probable de Blackberry va redistribuer les cartes de la téléphonie mobile en entreprise

La chute probable de Blackberry va redistribuer les cartes de la téléphonie mobile en entreprise

Research In Motion - RIM - société Canadienne conceptrice du célèbre Blackberry et de son OS va mal, et pas uniquement son cours de bourse.
Les annonces de ces derniers mois dont celle des résultats annuels décevants à la fois sur le plan financier que sur les volumes de ventes, ont confirmé cette réalité reçue en interne comme un électrochoc. Des salariés ont même écrit à leurs 2 co-dirigeants pour qu'ils quittent leur tour d'ivoire de leader de la téléphonie d'entreprise et ouvrent les yeux sur des méthodes internes plus en phase avec une nouvelle réalité imposée par le marché: un ocean bleu créé par Apple et dans lequel tout le monde veut aller: iPhone/iPad, applications et tactile.

GreenSI a profité d'un séjour au pays du sirop d'érable pour observer les réactions aux diverses annonces de RIM. Car ici le sujet RIM, il déborde largement de la presse spécialisée informatique et s'étale dans les quotidiens; surtout quand on parle de réduire les effectifs de 11% (2000 postes) et qu'on sait que RIM est le premier budget de R&D du Canada avec 1,1 milliards de dollars canadiens et 495 brevets en 2010.
C'est peut être aussi le moment de revoir la dépendance des entreprises par rapport au Blackberry et l'impact d'un éventuel scenario "catastrophe" que serait la chute de RIM ou sa reprise par un autre acteur.


Mais revenons au contexte dans lequel RIM opère. Fin 2011 il se vendra plus de smartphone que de mobiles classiques. La tendance de l'internet mobile engagée dès les années 2000 avec le WAP, puis le GPRS et enfin la 3G (voir la 4G dans certains pays) a atteint tout son potentiel. Et c'est dans ce contexte que RIM trébuche dans ses ventes (13 millions), malmené par Apple sur le front des terminaux (20 millions d'iPhone, 9 millions d'iPad) et Apple + Android sur le front de l'OS.

Et alors? Allez vous dire puisque RIM est sur le marché de l'entreprise et Apple, Androïd sur celui des particuliers. Donc au contraire, RIM a les coudées franches pour continuer d'inonder les entreprises via les divisions entreprises des opérateurs de télécoms.
Et bien RIM avait réussi ce tour de force d'être présent sur le marché grand public et notamment des jeunes, grâce a son clavier si pratique pour envoyer des SMS, et sur celui historique de l'entreprise séduite par le push mail. Si le réacteur grand public explose c'est le modèle économique complet qui est déséquilibré. Financièrement d'abord mais aussi parce que l'innovation est de plus en plus tirée par le grand public et ses besoins. Plus par ceux de l'entreprise.
 

Les opérateurs cherchent des produits a forte marge générant un maximum de trafic réseau. Leur fidélité au terminal n'est pas assurée. Ils sont prêt a se battre pour avoir le terminal demandé par le public (comme avec l'iPhone pour son lancement en exclusivité attaquée en justice) mais n'auront pas de scrupules a réduire leur offre si une marque prend du retard. Or en ce moment, même les grandes entreprises, demandent de pouvoir ajouter "a petites doses" des iPhones et des iPads pour pouvoir tester... et surtout pour équiper certains VIPs. La bascule d'une partie du parc pourrait donc se concrétiser plus rapidement que prévu. Une épée de Damocles dont RIM n'avait pas besoin en ce moment.

Début Août RIM a réagit en restructurant la société (-11%) pour se préparer à la poursuite de la chute des ventes, en annonçant le retrait de certains pays pour resserrer les rangs avec les distributeurs fidèles à la marque, et en annonçant le lancement de nouveaux modèles avec le Blackberry 7 OS. Au menu, plus de finesse avec le Bold 9900 et la promesse d'une meilleure fluidité grâce a un écran tactile et un clavier. Deux nouveaux Torsh. Le distributeur canadien Rogers a confirmé leur disponibilité dans ses offres. Les distributeurs qui suivront nous donnerons une indication sur les "fidèles" à RIM car tous ne suivront pas si les perspectives de ventes ne sont pas bonnes.

Et si Apple semble inatteignable, le nom de l'OS de RIM est peut être révélateur de la future menace de RIM : Microsoft avec Windows Phone7. Car ne doutons pas que cet autre géant aux pieds d'argiles quand on parle de téléphonie, est en train de préparer la suite, peut être avec l'accord Nokia... aussi dans la tourmente.
Dé son coté Androïd explose comme OS aux États Unis et donc la capacité de RIM a imposer le sien au grand public va aller en décroissant. Car derrière l'OS se cachent les applications que les gens cherchent et la communauté de développeurs pour les fabriquer. Et là, RIM qui aime bien faire seule, n'arrivera pas à rattraper Androïd sans mobiliser une plus grand communauté.
Donc en l'état actuel des annonces, 3 nouveaux téléphones permettront peut être de reprendre la barre et de se fixer un nouveau cap, mais GreenSI a du mal a voir comment le navire amiral RIM va sortir de la tempête.

Outre ses parts de marchés, RIM est cependant loin de manquer d'atouts.
Les spécialistes vous diront que son OS est conforme POSix dont pourrait évoluer vers une version d'Androïd. D'alleurs les équipes techniques de RIM ont une compétence Java reconnue. C'est aussi une réserve de brevets a l'heure ou Google en achète a tour de bras, chez IBM le mois dernier par exemple. Androïd, brevets... et si finalement la piste Google était une sortie de secours? Allez savoir...

Coté entreprise le portage d'application sur Blackberry OS n'est pas une mince affaire à cause du nombre de versions de l'OS sous lesquelles il faut les tester. Puis à chaque évolution des impacts et de nouvelles campagnes. Cette politique demande une certaine confiance dans la pérennité des équipements, fragilisée par le contexte actuel.


L'hégémonie de RIM comme smartphone d'entreprise est en train de s'effondrer a un moment où l'entreprise se cherche sur la future stratégie mobile et poste de travail "post-tablettes". 
A ce stade pas de panique, mais les DSI devraient regarder les dates d'échéances de leurs contrats opérateurs pour éviter de se retrouver bloqués avec des équipements très vite dépassés qui ne seraient plus renouvelés et faire le point sur la dépendance de leur applications par rapport aux terminaux Blackberry.


Et pour finir, ne ratez pas la rétrospective des Blackberry cela rappellera des souvenirs aux plus anciens et montre le chemin parcouru avant qu'Apple ne vienne tout chambouler.